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CNES Grève des universités aujourd’huiLe Quotidien d'Oran, 25 février 2006 Les enseignants du supérieur entameront aujourd’hui une grève d’une semaine (du 25 février au 2 mars) à l’appel du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES). Une action de protestation décidée lors des assemblées générales des enseignants universitaires qui se sont tenues le 24 janvier dernier à travers les universités du pays. Malgré la décision prise par le tribunal d’Alger, mercredi 22 février, de suspendre le préavis de grève national déposé par ce syndicat, les enseignants semblent déterminés. Ainsi, pour contourner cette décision, les sections du CNES ont déposé des préavis de grève locaux au niveau de chaque wilaya. «On ne sait pas jusqu’à maintenant sur quelle base la décision de suspendre le préavis de grève national a été prise, mais on respecte la décision de justice. Toutefois, les enseignants vont entrer en grève, et ce, en respect de la réglementation en vigueur puisque nous avons déposé des préavis de grève locaux», affirme M. Mechab, coordonnateur de la région Ouest du CNES. Le syndicaliste s’est montré surpris de ce revirement, car rien ne présageait que le ministère allait recourir à la justice. «On a été vraiment choqués par cette action. Nous avons rencontré le ministre le 12 février dernier et on a constaté que le ministre avait une réelle volonté de résoudre les problèmes que nous avons posés mais, juste après, on a été traînés devant les tribunaux», déclare le même syndicaliste. Et d’ajouter, «le ministère ne fait rien pour régler les problèmes des enseignants mais en prime il essaye de nous empêcher d’user de notre droit de grève garanti par la Constitution». De son côté, M. Mekkaoui, coordonnateur de la wilaya d’Oran, affirme: «la grève aura lieu. Nous avons déposé un préavis de grève local à l’inspection du travail et à l’administration. Mercredi, nous avons tenu une rencontre en coordination avec les sections syndicales de l’université d’Oran, de l’ENSET et de l’USTO et tous les enseignants sont mobilisés pour réussir cette action». L’Association nationale des professeurs et maîtres de conférences (ANPMC) va elle aussi prendre part au mouvement de grève du CNES, affirme-t-il. Le syndicat des chercheurs permanents compte également entamer une grève de 10 jours à partir d’aujourd’hui. Le 27 février, les maîtres assistants observeront une journée de grève. Concernant l’après-grève, le coordonnateur régional du CNES souligne: «cette grève d’une semaine a été décidée pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur nos problèmes, mais si rien n’est fait pour les régler il y aura d’autres actions d’envergure dans les prochains mois». Il est à signaler que le CNES avait déjà menacé en décembre dernier d’observer une grève ouverte à la fin de l’année pour appuyer ses revendications. Une réunion est prévue le 8 mars prochain avec les différents syndicats du secteur de l’enseignement supérieur pour décider d’une action commune. Les revendications des enseignants tournent autour de la revalorisation des salaires, le statut particulier de l’enseignant chercheur, la démocratisation de la gestion des universités en organisant des élections des doyens et des chefs de département, la généralisation de l’Indemnité spécifique de poste (ISP) qui constitue 80% du salaire, l’affectation de logements aux enseignants et la régularisation de la situation des logements déjà attribués depuis l’année 2000. Sofiane M. |
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www.algeria-watch.org
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