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Insatisfaction envers le statut particulier Les enseignants du supérieur menacent d’une grèvePar :Nabila Afroun, Liberté, 28 février 2008 Le CNES brandit la menace de grève en raison des mesures transitoires de grade des fonctionnaires fixant la grille indiciaire des traitements des régimes de rémunération. Comme il fallait s’y attendre, le mouvement de protestation sera reconduit pour une date ultérieure, puisqu’aucun signe de “bonne volonté” n’a été exprimé par le gouvernement mis à part les menaces et les intimidations. Les syndicats autonomes formant la coordination de la Fonction publique ont décidé de se référer à leur base pour arrêter la nature de l’action de protestation. “C’est les bases des syndicats qui vont voter pour les actions à venir ; soit d’aller vers une grève cyclique ou ouverte”, a déclaré M. Meriane, le porte-parole de la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au siège de l’Unpef sis au 1er mai à Alger. L’interlocuteur se dit “très satisfait” de la mobilisation de leur mouvement qui a atteint durant les trois jours de grève le taux de 85,21% de taux de suivi à travers le territoire national paralysant tous les secteurs de la Fonction publique, à savoir l’éducation, l’enseignement supérieur, la santé et l’administration. “À travers cette mobilisation, les fonctionnaires ont exprimé leur ras-le-bol et leur détermination à faire aboutir leur revendication, cela malgré les menaces et l’intimidation de l’administration officielle”, a-t-il expliqué. À l’unanimité, les propos des responsables des syndicats convergent vers le même sens. Ils estiment que les augmentations insignifiantes, de la grille des salaires, qualifiée par “la grille de la honte”, dont parlent le Chef du gouvernement et le patron de l’UGTA, sont déjà absorbées par une inflation. Pour preuve : les prix de plusieurs produits de base ont connu des augmentations à trois reprises durant ce mois de février. Tout en dénonçant le mépris du gouvernement à l’égard des fonctionnaires, ils revendiquent l’ouverture d’un dialogue franc avec les syndicats autonomes, vrais représentants des travailleurs de la Fonction publique. “Nous rejetons cette grille de salaires et nous revendiquons sa refonte en concertation avec les vrais représentants des travailleurs de la Fonction publique”, a signalé M. Rahmani, responsable du Conseil national des enseignants du supérieur. Nabila Afroun |
Luttes syndicales | ||||
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