|
|||||
|
Répression, interdiction et harcèlement des syndicalistes La Confédération syndicale internationale condamne l’AlgérieEl Watan, 9 juin 2011 Le respect des libertés syndicales en Algérie n’est plus qu’un slogan creux. Les syndicats autonomes, créés ces dernières années en Algérie, butent sur une multitude d’entraves dressées par le pouvoir. Le but : les empêcher coûte que coûte d’activer sur le terrain. Répression, intimidation, interdiction… Les organisations syndicales autonomes font régulièrement l’objet d’un acharnement des autorités qui ne veulent pas d’une autre forme d’activité syndicale que celle exercée par la très officielle centrale syndicale, UGTA. Cette situation est dénoncée par la Confédération syndicale internationale (CSI) dans son dernier rapport sur les droits syndicaux dans le monde, rendu public hier. «Les très larges pouvoirs d’intervention des autorités pour décréter les grèves illégales n’ont pas suffi à empêcher la présence des syndicats, mais elles ont souvent été réprimées par les employeurs et les autorités», note d’abord la CSI. Citant les différentes atteintes aux droits syndicaux enregistrées en 2010, la Confédération déplore les restrictions à l’exercice syndical, en particulier, dans le secteur public. «La marge de manœuvre des syndicats autonomes dans le secteur public est très sévèrement contrôlée», souligne la CSI dans son rapport, en citant l’exemple de la mise sous scellés de la maison des syndicats, un local loué par le Syndicat national des personnels de l’administration publique (Snapap). La confédération s’est dite ainsi pas du tout convaincue par les arguments avancés par les autorités pour justifier cette fermeture. «Les prétextes avancés pour justifier cette fermeture sont tout simplement mensongers», lance la CSI. Elle relève aussi les entraves auxquelles font face les travailleurs pour créer leurs propres syndicats. «La création des syndicats est entravée par des restrictions excessives et par les interventions du gouvernement. Pour être reconnu, un syndicat doit représenter au moins 20% des travailleurs d’une entreprise et obtenir l’autorisation préalable du gouvernement», rappelle le même rapport. Le même document dénonce aussi le harcèlement contre les responsables syndicaux. «Les multinationales hostiles aux syndicats»
|
Luttes syndicales | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||