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Université Trois coordinateurs du CNES sous contrôle judiciaireLe Quotidien d'Oran, 30 mai 2006 Après leur arrestation, les trois délégués régionaux des enseignants universitaires grévistes ont été présentés devant les juges d’instruction et placés sous contrôle judiciaire. Pour les deux coordonnateurs nationaux chargés de la région Centre, M. Farid Cherbal de l’université Houari Boumediène de Bab Ezzouar, et de l’Ouest, M. Mustapha Mechab, de l’université Djillali Liabès de Sidi Bel-Abbès, leur interpellation, dimanche et lundi par la police, a été opérée à la suite de deux plaintes déposées contre eux par le ministère de l’Enseignement supérieur pour incitation à la grève, selon le coordonnateur de la section CNES de l’UST Oran. Quant au coordonnateur national, chargé de la région Est, M. Khaled Bessila de l’université de Constantine, il a été arrêté, lundi, suite à deux plaintes déposées à son encontre par le rectorat. La première pour incitation à la grève et outrage à la personne du recteur et la 2ème pour non-respect de la décision de justice portant gel de la grève du CNES. Le coordonnateur national, chargé de l’Est, contacté hier par téléphone, a confirmé que «après sa présentation devant le juge d’instruction et devant le parquet général, il a été mis sous contrôle judiciaire et devra se présenter tous les dimanches au tribunal Ziani», de Constantine. Ces trois arrestations ont été fermement dénoncées par les sections CNES des trois régions, Centre, Ouest et Est. Dans une déclaration rendue publique, hier, il est écrit que «les signataires, de l’USTHB de Blida, l’université de Boumerdès, de Béjaïa, de l’USTO, INA, ENSET d’Oran, l’université de Tiaret, le centre universitaire de Mascara, l’université de Ouargla, de Jijel, de Sidi Bel-Abbès, de Mostaganem, l’ENS de Bouzaréah, l’université de Constantine, de Chlef, dénoncent fermement les arrestations arbitraires de nos représentants et collègues». Les signataires du communiqué soulignent également que «nous nous interrogeons sur la signification de ces manoeuvres faites au lendemain de l’installation du nouveau chef du Gouvernement qui, pourtant, laissait entendre une écoute aux doléances des travailleurs et des enseignants». Devant cette situation, les enseignants grévistes appellent «le chef du Gouvernement à rompre avec les pratiques passées et à ouvrir des négociations avec les réels représentants des enseignants. C’est l’unique voie menant à la sérénité au sein de l’université algérienne». Quant au coordonnateur national du CNES, M. Boukaroura, il a exprimé, hier, le soutien du CNES aux collègues arrêtés et annoncé que leur problème sera exposé lors de la réunion, prévue aujourd’hui, avec le ministre de l’Enseignement supérieur. Une réunion, précisera-t-il, qui fait suite à la première rencontre tenue avec le ministre. «Nous nous sentons concernés par le problème de nos collègues. Le CNES compte entreprendre des actions pour sortir de cette crise. C’est pourquoi nous allons demander au ministre de retirer les plaintes qui ont été déposées contre nos collègues en marge de nos discussions sur la plate-forme de revendications». Concernant la grève, il insiste que «cette grève ne concerne pas le CNES. Elle touche désormais le collectif des enseignants. Nous souhaitons, toutefois, qu’avec le dialogue, la situation sera débloquée». Cependant, aux dernières nouvelles, la grève se poursuit pour les enseignants grévistes avec le blocage des examens. B. Mokhtaria |
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