Alors que la coordination de la fonction publique réitère son appel à la grève pour les 13 et 14 avril

Les syndicats de l'éducation menacent de boycotter les examens scolaires

Par Nassima Oulebsir, Le Jeune Indépendant, 5 avril 2008

Les examens scolaires du troisième trimestre et ceux de fin d'année pourraient être sérieusement perturbés, à en croire la menace des syndicats autonomes du secteur de l'éducation.


Pour le moment, il n'y a pas encore de démarches formellement adoptées, mais le Snapest et le SNTE menacent de durcir leur mouvement. «Nous n'excluons pas le boycott des examens de fin d'année», a souligné M. Mezine Mériane, du Snapest, lors d'une conférence de presse animée hier à Alger par les membres de la Coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique (CNSAFP). Même son de cloche chez Boudjenah, du SNTE, qui avertit d'une éventuelle «dégradation de la situation durant les examens de fin d'année si l'administration continuait de faire la sourde oreille aux revendications des enseignants».
Dans l'intervalle, ces deux syndicats participeront à la grève de la Cnsafp prévue les 13 et 14 avril prochains. Au total, ils sont douze syndicats à réitérer leur appel à cette nouvelle grève, dans le cadre de la coordination. Plus d'un million de fonctionnaires pourraient ainsi paralyser différents secteurs pour faire valoir leurs doléances. Les mêmes syndicats qui avaient paralysé la fonction publique les 24, 25 et 26 février derniers menacent de radicaliser leur mouvement et vont même jusqu'à envisager des grève cycliques.
Mais pourquoi donc avoir opté pour une grève de deux jours ?
Le coordinateur de la Cnsafp, Dr Merabet, ne parle pas de revirement, affirmant qu'il s'agit d'un mouvement plus musclé dans la mesure où trois autres syndicats, sous l'égide de l'intersyndicale, débrayeront durant les mêmes jours. Une simple coïncidence, selon Dr Merabet, mais qui arrange les deux organisations syndicales (coordination et intersyndicale) qui ont depuis plus d'un mois opté pour la convergence des actions. «Tout le travail effectué afin de trouver une meilleure convergence entre les deux organisations a donné ses fruits et cette grève est un exemple édifiant», a souligné le conférencier, ajoutant que la lutte syndicale est un combat de longue haleine.
Plutôt observatrice et à l'écoute d'une éventuelle réaction du gouvernement, la coordination n'annonce pas de prochains mouvements de protestation particuliers. Toutefois, le Dr Merabet n'exclut pas la possibilité de rejoindre le CNES (Conseil national des enseignants du supérieur) dans sa grève prévue en mai prochain. Et la CNSAFP est également en train d'examiner les propositions émanant de différentes organisations syndicales, avant de se prononcer «au moment opportun», a affirmé le conférencier qui dit être actuellement concentré sur les préparatifs de la grève des 13 et 14
avril. N. O.

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