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Ils observaient un sit-in devant le ministère du travail Des dizaines de syndicalistes embarqués par la policeEl Watan, 21 décembre 2011 Les représentants des syndicats ont été arrêtés et conduits dans différents commissariats de la capitale alors qu’ils rejoignaient le ministère du Travail pour entamer leur action de protestation.
Des arrestations en masse par les services de police ont été enregistrées, hier, parmi les syndicalistes ayant pris part au sit-in organisé par le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), le Syndicat national des corps communs des ouvriers professionnels de l’Education nationale (SNCCOPEN) et le Syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) qui revendiquent le numéro d’enregistrement de leurs formations respectives. Les représentants des syndicats ont été arrêtés et conduits dans différents commissariats de la capitale alors qu’ils rejoignaient le ministère du Travail pour entamer leur action de protestation. Cette formation syndicale qui était, pour l’occasion, en train de rendre hommage à son fondateur Redouane Osmane, n’a pas pu tenir la conférence-débat sur l’évaluation des années de réformes engagées dans le secteur de l’éducation. Dans la salle préparée à cet effet, des affiches étaient prêtes à être accrochées aux murs. Elles portaient des slogans tels que «Réforme égale suppression de l’enseignement technique», «Réforme égale catastrophe» et d’autres slogans témoignant du résultat des expériences du ministre de l’Education. Sans nouvelles de leurs camarades, les organisateurs de la conférence ont préféré reporter la manifestation. «Il n’y a même pas 48 heures, le président de la République parlait de transparence et de préparation de terrain favorable à la libre expression populaire, et voilà que ses hommes mobilisent les services de sécurité pour intimider les représentants des travailleurs qui ne cherchent pas à créer la zizanie, mais juste un document prouvant la légalité vis-à-vis des lois de la République tant défendue par les enseignants», lâche une syndicaliste du CLA. «Sommes-nous toujours en état d’urgence ?», s’interroge un autre syndicaliste. Les trois organisations syndicales ont déposé leur dossier depuis des années sans que l’administration daigne apposer son accréditation. «Nous avons pourtant rempli toutes les conditions exigées par la réglementation», explique M. Ghezali, représentant des corps communs. Le CLA, quant à lui, a renouvelé tout le dossier récemment et le délai réglementaire d’attente a expiré depuis plusieurs semaines, rappelle-t-on également. Bastonnade
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Luttes syndicales | ||||
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