Coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique

Rencontre décisive le 26 janvier

El Watan, 24 janvier 2008

Les syndicats composant la coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, à savoir le SNPSP, le SNPSSP, le SNPDSM, le SNMASM, le CNES, le SNVFAP, le SNAPS, le SATEF, le SNTE, l’UNPEF, le SNAPAP et le SNAPEST, envisagent de se réunir le 26 janvier, en vue, nous dit-on, de « finaliser le statut, le règlement intérieur et la charte » de cette structure, née le 19 septembre 2007.

Outre cet ordre du jour, les syndicats autonomes formant cette intersyndicale devront également décider des actions à venir en adoptant notamment « une attitude beaucoup plus ferme », nous confie-t-on, par ailleurs. En effet, en l’absence de réaction des pouvoirs publics, la coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique (CNSAFP) menace de durcir le ton d’autant que l’alternative d’organiser trois jours de grève nationale au cours du mois de février est, d’ores et déjà, préconisée. Au demeurant, « s’il n’y a pas de répondant de la part des autorités », l’intersyndicale devrait passer à la vitesse supérieure, forte du mouvement de protestation initié les 15 et 16 janvier en cours, et qui a été largement suivi à travers le territoire national, avec parfois des taux de 100% enregistrés dans certaines régions. En adhérant massivement à ce mouvement, les syndicats autonomes, représentant différents secteurs, dont la santé, l’enseignement supérieur, l’éducation et l’administration de la Fonction publique, ont tous massivement rejeté la nouvelle grille des salaires laquelle reste en deçà des attentes des fonctionnaires, mais ont aussi dénoncé la politique d’« exclusion » de toute négociation prônée par les pouvoirs publics envers les syndicats autonomes. Au demeurant, la rencontre de samedi devrait être décisive pour les membres de l’intersyndicale, déterminée, nous dit-on, à radicaliser son mouvement de protestation jusqu’à satisfaction des revendications des syndicats autonomes, et ce, en préparant de nouvelles actions qu’on promet plus « féroces ».

Lydia R.



Les adjoints d’éducation de Constantine rejoignent la contestation

Ils sont environ 26 000 adjoints d’éducation exerçant dans les établissements algériens et ils viennent de s’organiser pour rejoindre le mouvement de contestation et dénoncer le nouveau statut de la Fonction publique qui, disent-ils, ne leur apporte rien.

Les adjoints d’éducation, connus auparavant sous le nom de surveillants, viennent en effet de créer, lors d’une rencontre tenue à Alger le 3 janvier, une coordination nationale sous la bannière du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE). Dans une réunion tenue hier à Constantine, la coordination a débattu de la situation de marginalisation extrême à laquelle est confrontée cette catégorie classée au plus bas de l’échelle et privée du moindre avantage professionnel. Le coordinateur national, Mourad Fertaki, affirme que la rigidité du statut actuel sanctionne l’adjoint et le fixe définitivement sur l’échelle 7, quel que soit son niveau d’instruction. Le communiqué élaboré au terme de la rencontre appelle les pouvoirs publics à intégrer les adjoints dans le grade d’adjoint principal ou bien classer toute la catégorie sur l’échelle 10. Les cadres réunis ont appelé aussi à ouvrir la voie aux adjoints pour bénéficier des formations et surtout prendre en considération dans le nouveau statut de la Fonction publique la possibilité de promotion au rang de conseiller à l’éducation.

Nouri Nesrouche


  Luttes syndicales  
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