Chaabet El Ameur et Afir (Boumerdès)

Des villageois montent au créneau

Dans la matinée d’hier, des dizaines de citoyens du village Tizi n’lvir, situé à 1 km à l’ouest de la commune de Chaabet El Ameur, ont observé un sit-in devant le siège de l’APC.

Boumerdès. De notre bureau, El Watan, 13 mai 2009

Les villageois ont improvisé une marche pacifique depuis le village jusqu’au siège de l’APC, en passant par l’avenue du 1er Novembre. Tout le long de leur parcours, les manifestants ont crié leur ras-le-bol contre l’absence des commodités de base au niveau de leur localité. « Nous demandons l’amélioration des conditions de vie dans notre village et voulons attirer l’attention des responsables sur le calvaire que nous vivons depuis des lustres », crie un villageois. Selon lui, le village, notamment le quartier des 28 Logements, vit une pénurie d’eau potable depuis le mois de juillet 2008. Les incessants appels des citoyens quant au règlement de ce problème n’ont trouvé aucun écho chez les responsables. « Notre réseau AEP n’a pas été rénové depuis son installation en 1987, ce qui a influé sur la qualité de l’eau à cause de l’amiante que contient la conduite », lâche M. Mokrani, un enseignant au village, avant de s’interroger sur le projet relatif à sa rénovation (de l’ordre de 5 millions de dinars) qui a été inscrit depuis 2007, mais dont les travaux ne sont pas encore lancés.

Les villageois qui ont remis une plate-forme de revendications aux responsables communaux réclament par ailleurs le raccordement du reste des foyers du village au réseau d’assainissement. Les protestataires se sont plaints aussi de l’état dégradant de l’école primaire et demandent le revêtement des routes menant à leur localité ainsi que la réalisation d’une aire de jeu digne de ce nom pour les jeunes. A l’heure où nous mettons sous presse, les manifestants maintiennent toujours leur action et se disent déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications. Ces derniers annoncent : « On nous a dit qu’il y a une délégation qui se déplacera de la wilaya pour étudier nos problèmes, mais jusqu’à maintenant aucun responsable n’est venu nous entendre. » Par ailleurs, dans la commune de Afir, une centaine de citoyens du village Boumati ont manifesté pour la troisième journée consécutive devant le siège de l’APC. Ces derniers dénoncent « l’indifférence affichée par les responsables locaux quant à la résolution des problèmes qu’ils endurent à longueur d’année ». Les plaignants exigent l’achèvement de la partie restante de l’axe reliant leur localité à la RN71.

Selon eux, « le P/APC s’est engagé le 5 du mois en cours à relancer le projet, en vain ». « Ledit axe est devenu impraticable et nous ne pouvons supporter encore cela pour d’autres années, alors que l’Etat a dégagé un budget pour son aménagement », ont-ils déploré. Il est à rappeler que d’autres citoyens du village Tala Aârous, dans la même localité, sont montés au créneau durant la journée du 8 mai pour réclamer l’eau potable et le revêtement des routes de leur localité. Mais leur cri de détresse, semble-t-il, n’a pas encore trouvé une oreille attentive.

Par M. Zitouni, z. zakia


 

Tala Ifacen (Sétif) : 30 personnes sous mandat de dépôt

Auditionnées hier par le juge d’instruction près le tribunal de Bougâa, chargé du dossier des émeutes qui se sont produits en début de semaine au niveau de Tala Ifacen (daïra de Bouandas), 30 personnes ont été placées en détention préventive, en attendant leur jugement, au motif de troubles à l’ordre public.

Pour rappel, le changement de l’implantation d’un collège d’enseignement moyen (CEM) est à l’origine de la violente contestation des habitants de Ouled Yahia. Ces derniers n’ont pas admis le changement du lieu de réalisation du collège vers Oued Ouirane. Selon certaines indiscrétions, 3 gendarmes ont été blessés lors de ces affrontements. L’on apprend, d’autre part, que les autorités locales vont prochainement inscrire un collège au profit de Ouled Yahia qui réclame en outre la libération des personnes arrêtées. De leur côté, les habitants de Bouzokout, dépendant de la commune de Bousselam, une autre localité du nord de la wilaya, ont organisé avant-hier un sit-in devant le siège de l’APC fermée durant toute une journée. Le problème de l’eau qui fait souffrir depuis un certain temps les citoyens de la région est à l’origine de la colère.

Par Kamel Beniaiche, L. Hammachi


 

Sidi Khelifa (Mila) : Les citoyens en colère

En réaction à un projet d’implantation d’un quota de 40 logements sociaux sur une assiette censée être la propriété de particuliers, plus d’une centaine de citoyens, selon des sources concordantes, ont pris d’assaut, hier vers 5h30, la RN5A reliant la localité de Sidi Khelifa à la ville de Mila.

La foule déchaînée a érigé, indique-t-on, une barricade hermétique à l’aide de troncs d’arbres brûlés et de blocs de pierre au niveau du chef-lieu de commune de Sidi Khelifa, à quelques mètres du siège de l’APC, empêchant ainsi toute circulation sur cet axe, et contraignant les nombreux usagers à un véritable parcours du combattant via Ferdjioua pour rallier Mila. Toujours selon les mêmes sources, le chef de daïra est entré en pourparlers avec les manifestants qui ont exigé la présence du wali. A l’heure où nous mettons sous presse, le tronçon occupé est fermé à la circulation.

Par ailleurs, à Oued Athmania, le procureur de la République près le tribunal de Chelghoum Laïd a requis, tard dans l’après-midi d’avant-hier (dimanche), une année d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 50 000 DA contre chacun des 12 prévenus poursuivis pour les chefs d’inculpation d’attroupement illégal sur la voie publique et dégradation des biens d’autrui. Les mis en cause ont été appréhendés lors des émeutes les ayant opposés aux forces de l’escadron de la Gendarmerie nationale de Bouhatem le 18 février dernier.

Par M. Boumelih

 
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