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Les commerçants en grève depuis hier
Tigzirt, ville morte
Le Jeune Indépendant, 18 juin 2009
La saison estivale dans la ville côtière de Tigzirt ne se présente pas sous de bons auspices, la colère des commerçants risquant de compromettre le bon déroulement de la saison à cause des grèves répétitives initiées.
En effet, après deux premières actions de protestation organisées en l’espace de quinze jours, l’Association des commerçants de la daïra de Tigzirt a décidé de durcir le ton en entamant, hier, une grève de trois jours. Ils justifient leur mouvement par «le mutisme et l’indifférence» des autorités locales par rapport à leurs revendications exprimées depuis plusieurs mois.
Hier donc, tous les commerces du chef-lieu de daïra ainsi que ceux des localités de Mizrana et d’Iflissen ont baissé rideau. Tigzirt, pourtant habituée aux rushs des estivants, donnait hier l’image d’une ville morte. Seuls les boulangers ont travaillé durant cette première journée de débrayage, dans le souci d’assurer le minimum vital, à savoir approvisionner la population en ce produit essentiel. Mais ces derniers compteraient rejoindre leurs confrères aujourd’hui pour soutenir leur mouvement de protestation. Il est à relever que la grève a été appuyée par un sit-in et la fermeture du siège de l’APC de Tigzirt.
Rappelons que les principales revendications de l’association des commerçants se résument en la réouverture de la RN 24 reliant Tigzirt à Dellys, fermée à la circulation depuis plusieurs années pour des raisons sécuritaires, ainsi que l’allègement fiscal, le raccordement de la ville de Tigzirt au réseau du gaz naturel et l’amélioration du réseau d’alimentation en eau potable durant la période estivale. Des doléances qui peinent à trouver des interlocuteurs, accentuant ainsi l’ire des protestataires. Ces derniers comptent, après cette grève de trois jours, donner un nouvel ultimatum aux autorités locales pour qu’elles répondent à leurs requêtes.
Et dans la négative, l’association des commerçants affirme qu’elle recourra à des actions plus radicales, ce qui risque d’écorcher l’image de coquette ville attribuée à Tigzirt et peut-être même de compromettre sa saison estivale.
A. Drifa
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