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Une trentaine d’étudiants arrêtés par les forces de police Nuit d’émeutes à Es-SeniaB. Ghrissi, Liberté, 10 décembre 2005 Les troubles ont commencé suite à l’annonce du décès d’un de leurs camarades, après une chute mortelle du haut d’une terrasse de la cité universitaire. Aucun soin n’a pu lui être prodigué sur place, la cité n’étant pas dotée d’une permanence médicale. Trente étudiants protestataires ont été arrêtés par les services de l’ordre dans la soirée de jeudi devant la cité universitaire des 1 000-Lits à Es-Senia à la suite du décès de leur camarade d’une chute du haut d’une terrasse. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et il n’en fallait pas plus pour que des milliers de résidents investissent spontanément les rues adjacentes à la cité des 1 000-Lits. Le décès tragique du jeune Abdelaziz Ghanem, étudiant en 2e année à l’École supérieur d’enseignement technique (Enset), a provoqué l’ire des étudiants qui ont porté la responsabilité de la mort de l’étudiant sur les responsables de la direction des œuvres universitaires. “Abdelaziz est tombé du haut de la terrasse à 14h et nous avons dû le transporter à l’hôpital dans une voiture particulière. Notre cité est dépourvue d’ambulance et d’infirmerie et encore moins de téléphone, c’est une aberration”, déplorent les étudiants en colère. Le jeune Abdelaziz, qui a rendu l’âme une demi-heure après sa chute mortelle, n’a reçu autre assistance médicale sur les lieux de l’accident. L’inexistence d’une permanence médicale à l’intérieur de la résidence universitaire a ajouté au marasme des étudiants qui se sont “débrouillés” pour transférer leur camarade agonisant. “C’est la faute à l’administration qui nous ignore. Abdelaziz a chuté de la terrasse alors qu’il jouait au ballon avec ses camarades. En l’absence d’une aire de sport, nous utilisons la terrasse qui est notre gymnase à nous, pauvres étudiants que nous sommes”, s’écrient des centaines d’étudiants rebutés. La nouvelle de la mort du jeune Abdelaziz s’est propagée comme une traînée de poudre, donnant aussitôt lieu à un climat d’émeutes. Plus de 5 000 étudiants ont barré la route menant vers le centre universitaire d’Es-Senia pendant plus d’une heure. B. GHRISSI |
Emeutes 2005 | ||||
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