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Se disant déçus par la teneur des décrets de dissolution Les aârchs veulent riposterpar Rosa Mansouri, Le Jeune Indépendant, 26 juillet 2005 Les deux décrets présidentiels n°s 05-254 et 05-255, datant du 20 juillet 2005 et portant dissolution des assemblées populaires communales et de wilaya de Béjaïa et Tizi Ouzou, ont été publiés dans le Journal officiel n°51. Cette étape intervient ainsi après l’examen et l’adoption par le Conseil des ministres le 17 juillet dernier, des deux décrets de dissolution des assemblées élues locales dans quatre wilayas, des APW de Tizi Ouzou et Béjaïa et aussi de deux ordonnances amendant la loi sur la wilaya et celle sur la commune. Le Journal officiel a également publié la liste des assemblées populaires communales concernées par la dissolution. A Béjaïa, 30 communes sont concernées, 37 à Tizi Ouzou, 2 à Boumerdès - Chabet El Amer et Naceria. La commune d’El Asnam est par ailleurs la seule à être touchée dans la wilaya de Bouira. Une décision qui ne semble pas être du goût de la Coordination des aârchs, daïras et communes (CADC) qui, ayant pris connaissance, hier, du contenu des décrets présidentiels, a appelé à une assemblée générale extraordinaire, qui se tiendra jeudi prochain à Tizi Rached. Contacté hier, un des délégués des aarchs de Boumerdès a exprimé sa stupéfaction après avoir pris connaissance des décrets publiés. En effet le décret de dissolution a exclu plusieurs communes des wilayas de Boumerdès et de Bouira : «je suis surpris de découvrir que certaines assemblées communales ne figurent pas sur la liste publiée dans le Journal officiel, bien qu’elles ne soient pas représentatives, à l’exemple de Beni Amrane, Afir et Timezrit», a précisé notre source. Il s’est par ailleurs interrogé sur le sort des quelques communes de Bouira où les élections de 2002 ne se sont même pas déroulées. «Nous estimons que les élections anticipées auront lieu dans ces assemblées dès lors qu’il n’y a pas de dissolution à décréter pour la simple raison qu’il n’y a pas d’élus». Par ailleurs, si la dissolution des assemblées locales en Kabylie a été accueillie avec soulagement par le mouvement citoyen des aârchs, celui-ci reste sceptique quant à l’engagement du gouvernement d’aller jusqu’au bout de ses promesses, à savoir la «révocation» des élus de la Kabylie membres de l’Assemblée populaire nationale (APN). «Nous n’allons pas nous réjouir de cette décision tant que la revendication de la révocation de tous les élus de la Kabylie, ne sera pas satisfaite», a tenu à préciser notre interlocuteur. L’assemblée générale de jeudi prochain sera décisive pour le mouvement citoyen, qui doit adopter une démarche face à ces nouvelles données. Il se prononcera sur les deux décrets parus au Journal officiel et les conséquences de leur application tels qu’ils sont, à savoir la dissolution uniquement des assemblées inscrites. Dans ce cas avéré, les élections partielles en Kabylie risquent de connaître des perturbations, et une «protestation citoyenne» n’est pas à écarter, a précisé notre source. Le terrain est déjà propice pour toute agitation, notamment depuis les dernières sorties sur le terrain du FFS qui se prononce d’ores et déjà contre toute tenue d’élections anticipées en Kabylie. R. M. |
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