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REUNION
HIER DU CONSEIL DES MINISTRES
Le
président appelle à la mise en oeuvre de la plate-forme
d´El-Kseur
L'Expression,
25 août 2003
Le chef de l´Etat,
qui a fait appel au conseil constitutionnel en ce sens, semble avoir levé
toutes les embûches en vue de la concrétisation de toutes
les revendications du mouvement des Archs.
Le président
de la République, Abdelaziz Bouteflika, a salué, hier «la
volonté du mouvement des Archs de prendre part au dialogue qui
est en cours de préparation et destiné à la mise
en oeuvre de la plate-forme d´El-kseur», a indiqué
un communiqué du conseil des ministres.
«Le président Bouteflika, qui intervenait au cours de ce
conseil, a instruit le chef du gouvernement de», ajoute la même
source.
Cette sortie intervient dans une conjoncture pour le moins spéciale,
puisque le mouvement a opposé comme nouveau préalable la
levée des suspensions dont sont arbitrairement victimes certains
titres de la presse nationale. Or, rien ne semble indiquer que ces sanctions,
dont le caractère politicien n´échappe plus à
personne, soient en passe d´être levées. Bien au contraire,
comme indiqué dans cette même édition, les intimidations
ont tendance à se multiplier contre certains journaux en ce début
de semaine. Les délégués de Tizi-Ouzou, à
leur tête, Belaïd Abrika, qui nous avaient rendu visite la
semaine passée en signe de solidarité, avaient insisté
sur le caractère «actif » et «agissant»
de leur soutien.
Les Archs, qui avaient déjà demandé des explications
concernant le premier appel dans lequel le président appelait à
un dialogue dans le cadre de l´unité nationale n´ont
reçu, pour le moment, en guise de réponse, qu´une
phrase similaire de la part du chef de l´Etat. Ce qui risque de
poser de nouvelles embûches à Ahmed Ouyahia, chargé
de mener ce dialogue pour le compte du premier magistrat du pays.
Enfin, pas un mot n´a filtré, jusqu´à l´heure
où nous «mettions sous presse», sur l´éventualité
d´une dissolution des assemblées élues également
posée comme préalable par les Archs avant l´ouverture
de tout dialogue avec les représentants du pouvoir.
Ali OUSSI
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