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| Des ONG internationales s'intéressent aux aârouch Vont-elles faire pression sur le Pouvoir algérien ?
Des ONG internationales
et autres organismes de défense de droits de l'Homme s'acheminent-ils
à faire pression sur le Pouvoir algérien sur des questions
relatives à la crise que vit la Kabylie depuis presque deux années
? Tout porte à le croire si l'ont tient compte du déferlement
des représentants de ces organismes en Kabylie depuis quelques
mois. La dernière ONG à venir s'enquérir de la situation
préoccupante dans laquelle se débat la Kabylie est International
Crisis Group (ICG), une ONG anglaise. Son représentant, le Dr Hugh
Roberts, a, en effet, rencontré des délégués
de la CADC, notamment ceux d'Ath Djennad et Larbaâ Nath Irathen,
en présence des familles des victimes et des détenus du
mouvement citoyen, le 19 janvier dernier à Tizi Ouzou. L'émissaire
de cette organisation a surtout voulu tout savoir sur la protesta citoyenne,
mais il a aussi posé de nombreuses questions sur les détenus
qui croupissent à la maison d'arrêt depuis la mi-octobre
et sur les conditions de leur détention. D'autres sujets ont été
abordés lors de cette rencontre, entre autres, les harcèlements
policier et judiciaire imposés aux délégués
depuis mars 2002. Une dizaine de jours avant, c'est le Haut-Commissariat
aux droits de l'Homme des Nations unies qui a informé les aârouch
d'avoir accusé réception de la plainte qui lui a été
destinée. L'instance de l'ONU a rappelé dans sa missive
le procédé à suivre quand il s'agit de plaintes 1503
traitant des violations des droits de l'Homme et des libertés fondamentales
commises par les Etats membres de l'ONU. L'instance onusienne a informé
également les délégués de l'interwilayas qu'une
copie est adressée automatiquement aux autorités du pays
incriminé, alors que les expéditeurs (les aârouch,
ndlr) ne sont pas destinataires du rapport du groupe de travail ou de
la commission. La réponse de cette instance internationale prise
positivement par les délégués a été
conçue comme un pas vers l'internationalisation de la crise puisque
les représentants de la population comptent confectionner un dossier
« solide » dans ce sens pour que les crimes d'Etat et autres
violations commises en Kabylie ne restent pas impunis. Dans sa lettre
de saisine, le mouvement citoyen a dressé un état des lieux
de la situation sociale, économique et politique de la Kabylie
depuis l'éclatement des événements du Printemps noir.
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www.algeria-watch.org
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