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Les lycéens toujours en colère et des rassemblements au programme Grève illimitée à partir de samedipar Nassima Oulebsir, Le Jeune Indépendant, 21 janvier 2008 Même si certains lycéens comptent reprendre aujourd’hui les cours, d’autres campent sur leur position : bouder les cours et manifester dans les rues. Pas question, selon ces élèves de terminale, de freiner leur mouvement. Ils auraient, bien au contraire, programmé une grève illimitée à compter de samedi prochain. Hier encore, les lycéens avaient envahi les rues d’Alger. Ils ne décolèrent pas. Beaucoup plus nombreux et mieux organisés qu’avant-hier, ils ont tenu, pour la deuxième journée consécutive, un sit-in devant l’annexe du ministère de l’Education nationale au Ruisseau. A Alger-Centre, la rue Didouche-Mourad était totalement paralysée. Des élèves venus de Chéraga, de Ben Aknoun et de Bab El-Oued se sont rassemblés au niveau du lycée des Frères – Aroudj et Kheireddine-Barberousse. Leur objectif était d’atteindre le siège du ministère de l’Education nationale, à El-Mouradia. A pied, après avoir sillonné, comme ils le pouvaient, la rue Didouche-Mourad, ces lycéens furent finalement bloqués dans leur marche par les CNS. Des centaines d’élèves durent alors rebrousser chemin, visiblement déçus de n’avoir pas pu atteindre leur objectif. Au niveau du Ruisseau, vers 9 h, les lycéens pointaient déjà. Comme avant-hier, ils étaient venus de Kouba, d’Hussein Dey, de Jolie-Vue, de Djisr Kassentina, de Birkhadem, des Anassers, d’El-Afia et d’Aïn Naâdja. Ils boudent les cours depuis une semaine pour les uns, deux à trois jours pour d’autres. Toujours en colère et déçus des différentes rencontres qu’ils ont eues avec certains responsables de la tutelle, les élèves de terminale continuent de soulever les mêmes préoccupations. Tous s’accordent à dire que la matière de charia (éducation islamique) doit être supprimée du programme ou tout au moins voir son volume horaire réduit. «Sur les vingt unités pédagogiques prévues dans cette matière, nous en sommes seulement à la quatrième leçon», s’exclame un lycéen. Certains directeurs, visiblement perturbés par l’ampleur de ce mouvement, tentent de calmer les esprits en remettant le communiqué du ministère dans lequel il est indiqué que les sujets d’examen ne seront élaborés que sur la base du programme dispensé. Rien n’y fait. Les lycéens veulent l’allégement des programmes d’enseignement officiels. Certains avouent d’ailleurs qu’ils sont dans l’incapacité de trouver le temps nécessaire pour réviser leur programme, dont plusieurs cours n’ont pu être dispensés par leurs professeurs. «Nous n’avons ni le temps de réviser ni celui de nous consacrer à nos activités extrascolaires telles que le sport, d’autant plus que les lundis et les jeudis sont réservés aux cours de soutien. Même durant la semaine, après 17 h, c’est encore des cours», clamait une élève du lycée Taâlibia II. Il est 13 h. Les élèves décident de regagner, non pas leur lycée, mais leur domicile. Un peu dans le désordre, les protestataires, dont le nombre dépasse largement les 500, ne sont pas parvenus à un accord sur le débrayage ou la reprise des cours. Certains élèves, comme ceux du lycée d’Hussein Dey, veulent une trêve avant de s’engager, éventuellement, dans une grève illimitée à partir de samedi prochain. Pour la plupart, cependant, comme au niveau du lycée Bir Mourad Raïs, les cours seront boudés jusqu’à samedi. Les cours seront encore sérieusement perturbés jusqu’à ce que «le ministre nous adresse la parole après nous avoir attentivement écoutés», déclarent les élèves grévistes. N. O. |
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www.algeria-watch.org
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