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Pour la troisième journée consécutive : Les citoyens d’Ihasnaouen bloquent la rocade sud de Tizi Ouzoupar A. Drifa, Le Jeune Indépendant, 11 janvier 2007 La rocade sud de la ville de Tizi Ouzou demeure fermée à la circulation depuis lundi dernier. La cause, une manifestation des citoyens des neuf villages d’Ihasnaouen, à quelques kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya. Ces derniers, en vue de faire entendre leurs revendications et manifester leur colère, ont décidé de barrer cet axe routier menant vers toutes les localités du sud-est de la wilaya, à l’instar de Larbaâ Nath Iraten, Aïn El Hammam, Beni Douala et Azazga, mais aussi vers Alger. Au niveau du lieu dit Azib-Ahmed, des troncs d’arbres, des pneus, des pierres, des voitures et des fourgons ont été placés en travers de la route pour empêcher toute circulation automobile. Les protestataires ont décidé de poursuivre leur action jusqu’à ce que les autorités de la wilaya décident de prendre en charge les problèmes sociaux posés depuis longtemps par les habitants de la région. Ces derniers exigent, entre autres, le revêtement du tronçon routier menant à la localité, le raccordement du gaz de ville, la réalisation d’un centre de santé, d’infrastructures de l’éducation et de loisirs. Des embouteillages ont été remarqués hier sur les lieux, tout au long de la journée. Le déplacement d’une délégation de la wilaya, composée du chef de cabinet du wali, du directeur de l’hydraulique et d’autres responsables, n’a pas pu avoir le résultat escompté. Leur engagement à satisfaire les revendications dans les plus brefs délais n’a pas convaincu les révoltés qui ne voulaient plus rien entendre. Dans la journée d’hier, même les travaux de la société canadienne SNC Lavalin, chargée du transfert des eaux du barrage Taksebt, et ceux d’une entreprise turque de sous-traitance ont été bloqués à cause de la fermeture de la rocade. A présent, la grogne des citoyens se poursuit sous l’œil impuissant des autorités locales qui ne trouvent pas d’issue à la crise. La population d’Ihasnaouen, qui a attendu plusieurs années avant de passer à l’action, a décidé de ne plus faire marche arrière avant que les responsables locaux ne prennent concrètement les revendications exprimées en charge. A. D. |
Emeutes | ||||
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www.algeria-watch.org
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