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CONSTANTINE Douze mandats de dépôt après les émeutes de DaksiLe Quotidien d'Oran, 29 décembre 2005 Douze personnes ont été placées sous mandat de dépôt par le procureur de la République de Ziadia qui a prononcé la citation directe pour trente-quatre autres manifestants et mis les 19 mineurs sous contrôle judiciaire. Rappelons que ces 65 personnes ont été arrêtées par la police lors des émeutes de la cité Daksi, dans la ville de Constantine, lundi, pour attroupement illégal, trouble à l’ordre public, agression d’agents de l’ordre public et dégradation de biens publics. Selon des sources hospitalières, vingt-cinq policiers ont été blessés lors des événements par des jets de pierres lancés par les manifestants et également des coups de barre de fer. Les jeunes survoltés avaient également mis le feu à un rétrochargeur des services de la mairie qui devaient évacuer de force le marché de Daksi. Rappelons également que les autorités locales avaient décidé d’aménager le marché informel en locaux à structure légère et créer les conditions nécessaires pour l’exercice de l’activité commerciale d’une manière légale. Mais se posait un problème foncier de taille qui a été finalement réglé grâce au transfert de propriété du terrain par les services des domaines à la commune de Constantine. Alors que tout s’annonçait sous les meilleurs auspices, les services de la mairie se sont vu opposer le niet des marchands informels. Du moins par ceux, et ils sont plus de cinq cents, qui savaient qu’ils allaient être laissés sur le carreau une fois le marché de Daksi aménagé. Et pour cause, la mairie de Constantine s’en tenait au nombre initial de 748 bénéficiaires de locaux alors que le marché avait pris d’autres proportions en enregistrant un surplus de marchands venus des autres communes de la wilaya et même des wilayas limitrophes pour amener le nombre total à plus de 1.200. Pourtant, il y a près de deux semaines la cause semblait être entendue, puisque les représentants des marchands de Daksi en réunion avec les responsables de la mairie de Constantine avaient accepté d’évacuer les lieux, pour laisser place aux entreprises retenues pour l’aménagement du site. Mais à la date prévue, c’est-à-dire samedi dernier, les commerçants continuaient à exercer leur commerce. Décision fut prise alors de les déloger par la force deux jours après. A grand renfort de policiers de l’urbanisme, la brigade de démolition avait décidé donc ce lundi d’investir les lieux très tôt dans la matinée pour prendre de vitesse ses occupants. Mais les choses prirent une autre tournure et la réaction des jeunes aura été plutôt violente. Une question reste cependant posée: quel sort sera réservé à près de 500 marchands qui sont venus s’ajouter aux 748 qui, eux, avaient payé il y a quatre années de cela les montants demandés par l’ancienne assemblée communale ? M. S. Boureni |
Emeutes 2005 | ||||
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www.algeria-watch.org
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