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Décret de dissolution des assemblées
Les documents signés par les P/APC seront annulés
Par Samir Leslous, Liberté, 26 juillet 2005
Les responsables des communes affirment pour leur part n’avoir reçu aucune instruction en ce sens, écrite ou orale, de la part des autorités de la wilaya.
La cour de Tizi Ouzou ainsi que les différents tribunaux de la région auraient reçu récemment des instructions pour ne plus accepter les documents délivrés par les présidents d’APC de la wilaya, avons-nous appris de sources proches de la justice. Celles-ci expliquent que les APC de la région sont désormais considérées comme dissoutes et que donc toute pièce administrative portant le cachet d’un P/APC ne fait plus foi.
Il est vrai que si une telle instruction venait à être confirmée, cela signifierait bel et bien la fin de fonction des élus et leur révocation définitive.
Mais, pour le moment, les élus n’ont reçu aucune note ou instruction dans ce sens. Contactés à ce sujet, les premiers magistrats de plusieurs communes disent ne pas avoir pris connaissance de cette décision et encore moins de celle faisant état de la récupération des cachets officiels des élus ainsi que des moyens matériels mis à leur disposition depuis leur installation en octobre 2002.
Sur ce point, le président d’APC d’Azazga, Benadji Mohand Amokrane, est affirmatif. “Les cachets sont en ma possession et d’ailleurs, jusqu’à l’heure où je vous parle, je les utilise toujours. Pour le moment, je n’ai reçu aucun écrit, ni même un appel de la part des autorités me demandant de les restituer”, dira-t-il un peu étonné.
Toutefois, le maire d’Azazga, d’obédience FLN, dit qu’une telle instruction, si elle venait à être confirmée, ne sera pas une surprise, maintenant que la décision de dissolution des assemblées locales est entérinée par le Conseil des ministres. La même réponse a été également fournie par le premier magistrat de la commune de Béni Yenni qui dit n’avoir “rien entendu de cela”. “Pour le moment, je n’ai rien reçu. Je pense que ce n’est qu’une rumeur de plus”, a-t-il déclaré.
Le premier vice-président de la commune d’Aït Mahmoud, Ouzine Koceïla, préférera, quant à lui, revenir sur la nature même de la décision de dissolution des assemblées communales et de wilaya qu’il qualifie, en reprenant le vocabulaire utilisé, ces derniers jours, au sein de son parti, le FFS, de “décision arbitraire”. “La Constitution algérienne n’a jamais été celle du peuple, mais celle que les plus hauts responsables de l’État ont élaboré, alors je ne comprends pas pourquoi ils ne veulent même pas respecter ce qu’ils ont élaboré eux-mêmes. Aujourd’hui, ils sont en train de bafouer les lois de la République et font même du “trabendo’’ avec les lois”, dira-t-il irrité. Même du côté de la wilaya, donnée par certaines sources, comme chargée d’exécuter les instructions du ministère de l’Intérieur, l’on affirme qu’aucune décision officielle ou instruction n’a été donnée dans ce sens et que la récupération des cachets des APC par leurs soins n’est qu’une rumeur.
Samir LESLOUS
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