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Émeutes à Ras El Ma (Sidi Bel Abbès) Le désespoir ronge les jeunesEl Watan, 13 décembre 2006 Une cinquantaine de jeunes a occupé, lundi après-midi, la rue à Ras El Ma, 90 km au sud de Sidi Bel Abbès, pour manifester sa colère et dénoncer le chômage et le mal-vivre de la population de cette contrée du sud de la wilaya. Les manifestants, scandant des slogans hostiles aux autorités locales, ont bloqué les rues convergeant vers le siège de la mairie de Ras El Ma et s’en sont pris aux employés d’une entreprise de travaux en bâtiment appartenant à l’ex-maire de la ville et actuel sénateur, élu sur les listes du FLN, selon des sources concordantes. Ces mêmes sources indiquent que des jeunes rongés par le désespoir ont cerné le siège de l’APC, en début d’après-midi, avant de l’arroser de pierres, causant ainsi quelques dégâts matériels à cet édifice public. L’absence de projets créateurs d’emplois et la lenteur enregistrée dans l’aménagement du quartier populaire Abdelkader (ex-Brinssa), qui comprend plus de 15 000 habitants, est à l’origine de ce mouvement de contestation qui, selon nos sources, a fait des blessés parmi les manifestants suite à l’intervention des forces de l’ordre. Contactée hier, la cellule de communication de la sûreté de wilaya n’a pas fait état d’arrestations dans les rangs des manifestants et a affirmé que les renforts dépêchés sur les lieux, lundi et hier, ont « pu maîtriser la situation et rétablir l’ordre ». Il y a lieu de signaler que c’est la troisième fois, en l’espace de trois ans, que des émeutes éclatent à Ras El Ma ( ex-Bedeau), véritable ville garnison. Ainsi, la colère de la population va en s’amplifiant mettant à nu les promesses sans cesse renouvelées et jamais tenues des autorités. Mais aussi l’arbitraire et l’injustice que ne cesse de dénoncer la population locale, soumise au diktat des trafiquants de drogue, nombreux dans la région. Néanmoins, certains habitant de Ras El Ma, contactés hier, insistent sur le fait d’éviter toute violence, affirmant : « On veut rencontrer des responsables en qui on aura confiance et qui nous écoutent. » M. Abdelkrim Les habitants de Dellys ferment l’APCEl Watan, 13 décembre 2006 Les habitants de Bouafia, Boukemache et Ben Amrane, dans la commune de Dellys, ont fermé hier le siège de leur APC pour réclamer la réfection de « leur » route « trop dégradée ». « La route desservant nos villages est totalement dégradée et impraticable. Elle a été abandonnée depuis plus de 15 ans », fulminent les manifestants. « Si notre problème n’est pas pris en charge dans l’immédiat, nous ne libérerons pas le siège de l’APC » nous ont dit les représentants des manifestants qui soulignent que l’état de dégradation de la chaussée s’est tout naturellement répercuté sur le transport. Une délégation représentant les citoyens de ces villages a été reçue par les responsables locaux (daïra et Apc) pour débattre de leur problème. Le maire de Dellys, M. Zerouali, nous a déclaré qu’en effet la route desservant cette région est presque impraticable car totalement dégradée. C’est un tronçon qui a été abandonné durant ces 15 dernières années à cause du terrorisme qui a sévi dans la région. Cependant, « comme le programme de sa rénovation est lancé, car nous avons une enveloppe pour la réfection de la chaussée sur 1 km et les travaux sont entamés, nous nous sommes engagés à assurer la rénovation de toute la route (soit sur une longueur de 4 km). Le chef de daïra a promis aux habitants de ces villages de demander une enveloppe financière supplémentaire pour faire tous les travaux nécessaires », nous dira le P/APC. En début d’après-midi, à la fin de l’entrevue, les manifestants se sont dispersés dans le calme. H. A. K. O. |
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