Menace de grève de la faim à l’hôtel Riadh

Les travailleurs indignés

El Watan, 26 avril 2009

Les travailleurs de l’hôtel Riadh à Alger menacent de recourir à la grève de la faim dès samedi prochain.

« Des travailleurs trahis par leurs responsables », lit-on sur une banderole accrochée à l’entrée de l’hôtel Riad de Sidi Fredj. Ce fleuron de l’hotellerie balnéaire de la côte ouest d’Alger est à l’arrêt depuis une quinzaine de jours à cause d’un mouvement de protestation des travailleurs. La grogne des travailleurs de l’hôtel tient au fait que la cession de l’hôtel à une société de construction libanaise n’a pas profité aux employés comme le prévoit la loi. L’article 208 de l’ordonnance 01.04 du 20 août 2001 stipule, en effet, que les travailleurs bénéficient d’’un montant de 10% du capital en cas de privatisation totale de leur entreprise. Même si l’accord de principe leur a été accordé, la décision n’a pas été notifiée dans la résolution de cession du 21 juillet 2007. Le dossier de l’hôtel Riad a été inscrit à l’ordre du jour de la prochaine session du Conseil de participation de l’Etat. « Tout semble clair.

On ne comprend pas pourquoi le blocage persiste. En juin 2008, nous avons gelé notre mouvement, car nous avions cru aux promesses faites par la centrale syndicale. Mais aujourd’hui on ne sait plus à quel saint se vouer », nous a expliqué Laouas Amar dans un point de presse organisé hier à l’hôtel Riad. Les travailleurs appuient la proposition du ministre de l’Industrie, Abdelhamid Temmar, consistant à répartir les 90 millions de dinars prévus pour les départs volontaires entre les travailleurs de l’hôtel et de régulariser cela au prochain Conseil de participation de l’Etat (CPE). La colère des travailleurs a été aiguisée par le fait qu’à la dernière réunion du CPE consacrée au secteur du tourisme, le dossier de leur indemnisation n’a même pas été abordé. « Sidi Saïd nous dit que le dossier est sur la table. Tous les responsables qu’on a vus nous ont dit que nous sommes dans notre droit mais ils renvoient tous la balle au Premier ministre », explique M. Aouas.

Par A. B.


 

Assif Assemadh (Bouira) : Les habitants ferment la route

Quelques dizaines de citoyens de la localité d’Assif Assemadh, relevant de la commune de M’chedallah à l’est de Bouira, ont procédé dans la matinée d’hier à la fermeture du CW98 reliant M’chedallah au chef-lieu de la wilaya, au niveau de leur localité.

Les protestataires qui ont barricadé la route à l’aide de troncs d’arbres et de pneus brûlés ont tenu, par cette action, à exprimer leur mécontentement dû au laisser-aller des autorités locales quant à la prise en charge de leurs doléances exprimées dans le passé. Sur place, nous avons trouvé des lycéens, des fonctionnaires, des agriculteurs et même des retraités, venus crier leur ras-le-bol. Dans une correspondance qui devait être transmise au chef de daïra de M’chedallah, dont une copie nous à été remise, plusieurs points relatifs au développement de la localité ont été soulignés.

Entre autres, l’inexistence de moyens pour le ramassage scolaire, les chutes de tension, la non-électrification d’une dizaine d’habitations, le non-ramassage des ordures ménagères, la rareté de l’eau potable, qui n’est disponible que deux heures par jour et enfin la non-inscription du projet de raccordement du village au réseau du gaz naturel qui n’est pourtant qu’a moins de trois kilomètres du village. Sur les lieux, des pourparlers ont été engagés, notamment avec le P/APC de M’chedallah, celui-là que les protestataires n’ont pas voulu entendre. Par la suite, c’est à la députée Saoudi que revenait la charge de ramener les contestataires à de meilleurs sentiments. Cette dernière, après avoir constaté de visu l’état des lieux, a demandé aux mécontents de désigner une délégation de quatre personnes afin d’assister à une réunion qui devait se tenir dans l’après-midi avec le wali. Ainsi donc, les protestataires ont dégagé la route, et le calme est revenu aux environs de midi.

Par Nadia Hamani


Des fonctionnaires en grève de la faim à Haizer

Les fonctionnaires de l’APC de Haizer (10 km au nord-est de Bouira), ayant observé il y a douze jours une grève illimitée en guise de contestation contre le président d’APC accusé de les avoir méprisés et conduit la collectivité dans une impasse, sont revenus hier à la charge en optant pour une grève de la faim.

Cette nouvelle forme de contestation intervient, selon les plaignants, après s’être rendu compte que leurs doléances n’ont pas été prises en compte par les autorités locales. En effet, six fonctionnaires parmi les 76 que compte la commune ont débarqué hier à 5h devant le siège de la wilaya où ils ont entamé une grève de la faim. Sur les lieux, nous apprenons que leur affaire a été confiée par le wali au chef de daïra de Haizer à l’effet de trouver un compromis avec le maire contesté. Mais rien n’y fit, atteste l’un des grévistes qui affirme que « tant que la gestion du service personnel de l’APC est assurée par le maire, les fonctionnaires ne sauront reprendre leur travail ».

Par Ahcène Saoudi, R. B.


Naciria : Le siège de l’APC fermé par les élus

Le P/APC et les élus de la commune de Naciria sont engagés dans un bras de fer sans précédent avec les services de sécurité au sujet des barricades dressées autour du commissariat au centre-ville.

Hier, les élus n’ont pas trouvé mieux pour « dénoncer l’attitude de la police de la localité qui a dressé des barricades tout autour du rond-point du centre-ville » que de fermer le siège de l’APC, en signe de protestation. Les responsables communaux se disent « indignés de voir le principal rond-point du centre- ville entouré de blocs en béton qui avaient pourtant été enlevés récemment ». Il semblerait que c’est suite à un arrêté du wali que les services de sécurité ont remis les barricades à leur place après qu’elles aient été enlevées par les autorités civiles communales.

Mais les responsables locaux ne veulent pas de cette solution et n’ont jamais cessé de réclamer plutôt le transfert du siège du commissariat. Une revendication que le wali a estimée recevable lors des deux visites qu’il a effectuées dans la commune. Mais à ce jour rien n’est fait dans ce sens. Il n’y a pas longtemps, les responsables locaux, avec l’appui des commerçants, ont enlevé les barricades dressées devant le siège de l’APC faisant face à la brigade de la Gendarmerie nationale. Hier, les barricades dressées par les policiers ont été, une nouvelle fois, enlevées en milieu de journée.

Par Ramdane Koubabi


Tizi Ouzou : Les agents de sécurité bloquent l’entrée de la wilaya

Après avoir fermé le portail du siège de la wilaya dans la matinée de mercredi dernier, près de 250 agents de sécurité sont revenus à la charge, hier, pour réclamer leur réintégration dans leurs postes d’emploi.

Selon les informations recueillies sur place, les agents ont été radiés de leurs postes sans préavis. Une fois de plus, et face à la sourde oreille des autorités locales, ils ont réinvesti, hier, l’entrée principale de la cité administrative avant que les forces de l’ordre n’interviennent pour les disperser. Recrutés depuis plusieurs mois, entre 1 année et 8 mois, et réquisitionnés durant la campagne électorale, certains d’entre eux n’ont pas été payés depuis 8 mois, précisent-ils. En outre, « nous n’avons perçu que 2500 DA sur les 7000 DA de prime promise pour assurer la sécurité pendant le scrutin ». Se disant méprisés, ils s’insurgent : « Nous percevons un salaire de 13 500 DA pour 5 jours de travail. Mais, lors des élections, nous étions mobilisés 24h/24h, soit 3 jours supplémentaires. Et là, un simple calcul vous donnera un salaire de 9000 DA pour 7 jours en poste. »

Par ailleurs, les protestataires revendiquent la réintégration du chef du service recrutement des agents de sécurité, qui est, selon nos sources, poursuivi par la justice. Dans le même contexte, une centaine d’employés ont été licenciés après 8 mois d’exercice, se plaint une désormais ex-réceptionniste. « Ils ont mis fin à nos contrats 8 mois après notre recrutement. A la Direction de l’administration locale (DAL), on nous a rien expliqué. Ils nous ont seulement demandé de laisser nos numéros de téléphone pour nous appeler au cas où il y aurait des postes… », se lamente une jeune fille, visiblement outrée. Nos tentatives de joindre le directeur de l’administration locale sont restées vaines. « Il est occupé… Il n’y a personne d’autre qui puisse vous répondre… », nous a-t-on rétorqué.

Par Nordine Douici


Constantine : Sit-in des travailleurs de l’EGSA

Les travailleurs de l’EGSA ont décidé, hier, d’observer un sit-in pour parler de leur situation professionnelle qui, affirment-ils, « ne connaît aucune amélioration, en dépit des engagements de l’administration à prendre en charge tous leurs problèmes ». Près de 100 travailleurs se sont rassemblés alors devant le siège de l’EGSA, sis à l’aéroport Mohamed Boudiaf, pour protester contre « le refus du DG de leur accorder la tenue de l’assemblée générale », lui rappelant notamment les résultats des travaux de la commission paritaire, qui « n’ont jamais été pris en considération ». Regroupant des représentants de la direction de l’aéroport, de l’EGSA et des travailleurs, ladite commission a été installée pour recueillir les doléances, étudier la situation socioprofessionnelle des travailleurs et donc trouver des solutions.

Par Selma B.

 
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