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LE SOUS-SECRETAIRE D’ETAT AMERICAIN RENCONTRE DES MEMBRES DE LA LADDH «Nous allons vous aider concrètement et diplomatiquement» Le Quotidien d'Oran, 26 janvier 2004 « Nous allons vous aider concrètement et diplomatiquement », tel est le message lancé hier par Lorne W. Craner à l’issue de la rencontre qu’il a eue avec des membres de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) au siège national de cette dernière. Le sous-secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, à la Démocratie et au Travail, Lorne W. Craner, a poursuivi hier les rencontres qu’il a entamées depuis son arrivée samedi en rencontrant hier le président de la LADDH, Me Ali Yahia Abdennour, en présence d’autres militants de la ligue, en l’occurrence Mme Salima Ghezali, Me Mustapha Bouchachi et Me Benisaad. Côté américain, la délégation était également composée de l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, M. Richard Erdman, du chargé d’affaires de l’ambassade, et de l’assistante de M. Craner. Au cours de cette rencontre, qui a duré près de deux heures, les discussions ont porté sur la situation des droits de l’Homme en Algérie, de la démocratie, des problèmes de l’indépendance de la justice, et des libertés en général et du droit à l’exercice syndical. Aux dires de militants de la LADDH présents à cette rencontre, les questions du sous-secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, à la Démocratie et au Travail, « étaient bien précises », ce qui dénote, selon eux, d’une « bonne connaissance » du dossier algérien par leur interlocuteur américain. Sur la question de l’état d’urgence, la délégation américaine a cherché à connaître les retombées de cette situation, qui dure depuis 12 ans, sur les libertés démocratiques et en quoi elle gêne les activités des partis politiques et de la société civile. Et est-ce que sa levée suffirait-elle pour normaliser la situation ? Pour les militants de la LADDH, l’état d’urgence « sert d’alibi juridique pour violer les lois de la République » et sa levée devrait être accompagnée par « l’abrogation des lois scélérates, et en particulier du code pénal adopté en 1998 ». Concernant les disparitions forcées, M. Lorne Crown a montré un intérêt particulier à cette question. Il a souhaité qu’une solution soit trouvée le plus tôt possible, dans le cadre d’un processus de vérité et justice, comme le soutiennent les familles de disparus et la LADDH. La LADDH a également fait état des difficultés rencontrées pour la création de syndicats autonomes (notamment dans le secteur de l’Education nationale) et aux multiples obstructions au droit syndical que rencontrent ceux qui existent déjà. Sur le registre des prochaines échéances électorales, Lorne W. Crown a estimé que des élections honnêtes et démocratiques se préparent « deux ou trois ans à l’avance », avec « la mobilisation de tout le monde ». Evoquant la position des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre, le sous-secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, à la Démocratie et au Travail a indiqué que son pays « a pris conscience que ses intérêts nationaux et ceux liés à sa sécurité seront mieux garantis par des régimes démocratiques et qui respectent les droits de l’homme ». Mohamed Mehdi
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www.algeria-watch.org
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