Communiqué de presse de la délégation ad hoc du Parlement européen

par R.N ., Le Jeune Indépendant, 11 avril 2004

Une délégation ad hoc du Parlement européen s’est rendue en Algérie du 6 au 9 avril 2004 à l’occasion du premier tour des élections présidentielles qui se sont déroulées dans ce pays le 8 avril. Présidée par Mme Pasqualina Napoletano (socialiste, Italie), la délégation comprenait également MM.

Cees Bremmer (conservateur, Pays-Bas) et Edward Mcmillan-Scott (conservateur, Royaume-Uni), M. Hannes Swoboda (socialiste, Autriche) et Mme Alima Boumediene-Thiery (verts, France). «Par cette visite, la délégation du Parlement européen n’a nullement la prétention de procéder à une observation électorale en bonne et due forme, car nous n’en avons ni le temps, ni les moyens humains et matériels», a déclaré Mme la présidente Napoletano.

«Il s’agissait bien davantage pour le Parlement européen d’assurer, à l’occasion de cet événement important pour la démocratie algérienne, une présence parlementaire avisée, qui s’inscrit dans la continuité des liens qui unissent l’Union européenne et l’Algérie, liens qui visent à promouvoir et à renforcer, au travers du partenariat euro-méditerranéen, la démocratie, l’État de droit et le respect des libertés fondamentales en Algérie.» Au cours de sa visite, la délégation du Parlement européen a rencontré les cinq challengers du président sortant, le ministre de l’Intérieur, le président de la Commission de surveillance électorale, ainsi que de nombreuses organisations non gouvernementales, tant à Alger qu’au cours de ses déplacements à Constantine, Oran et en Kabylie le jour du scrutin.

En ce qui concerne cette élection, les députés européens saluent tout particulièrement les progrès réalisés dans le déroulement du scrutin, à savoir notamment la présence des représentants des différents candidats en lice dans la très grande majorité des bureaux de vote, ainsi que la non-ingérence de l’armée qui ne fait plus exception aux règles de vote en vigueur.

«Nous espérons vivement que cet événement électoral important puisse constituer la base solide pour une ouverture et un pluralisme démocratique accrus dans ce pays, assortis d’une véritable liberté de la presse et des médias. Au président Bouteflika, reconduit dans ses fonctions, nous demandons à ce que soit sérieusement reconsidéré le bien-fondé de l’état d’urgence en Algérie, dans la mesure où sa levée constitue une étape obligée sur le chemin de la démocratie», a conclu Mme Napoletano.

 

   
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