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Points incontournables dans la politique économique L’adhésion à l’OMC et l’accord avec l’UE vus par les candidats Par Youcef Salami, La Tribune, 21 mars 2004 Quel sens les six candidats à l’élection présidentielle du 8 avril prochain donnent-ils à l’accord d’association Algérie-Union européenne et au processus d’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ? Le président sortant estime réussi le travail ayant abouti à la signature en avril 2002 à Valence, Espagne, de l’accord d’association liant l’Algérie avec les Quinze. Abdelaziz Bouteflika, lors de son passage à l’émission «Baramidj», a rappelé les accords similaires conclus avec la Tunisie et le Maroc ainsi qu’avec d’autres pays. Non sans défendre l’approche de négociation adoptée par l’Algérie dans cet accord avec les Quinze. Le président-candidat, s’inscrivant dans la continuité, a souhaité voir les pourparlers avec l’OMC couronnés de succès. A l’opposé, ses adversaires dans ces élections trouvent inapproprié le contexte dans lequel a été signé l’accord avec l’Union européenne. De même qu’ils estiment inadapté le processus engagé par l’Algérie avec l’OMC. Pourtant et à l’exception de Louisa Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs (PT), tous les autres candidats prônent une politique à économie libérale dont l’OMC est une des institutions de promotion. Dans leur programme, les quatre candidats promettent un marché libre sous-tendu par des mécanismes à réaménager, manière de faire la différence avec ce qui se fait actuellement par l’équipe aux commandes. Dans les détails, Ali Benflis, par exemple, est pour une économie sociale de marché. Il veut ainsi, en ce qui concerne l’OMC et l’UE, une meilleure prise en charge des aspects sociaux qui en découlent. Ali Faouzi Rebaïne, président du parti AHD 54, préconise dans son programme de préparer nos entreprises et notre tissu industriel avant d’aller poursuivre les négociations avec l’Organisation mondiale du commerce. Il avance des propositions généralistes pour y parvenir. Saïd Sadi, président du RCD, note, lui, que s’arrimer à l’économie mondiale n’est plus un choix mais une nécessité. Il affirme ainsi que l’Algérie ne peut vivre en autarcie dans un monde en globalisation. Saïd Sadi opte pour une approche graduelle dans les réformes à engager à même de mettre à niveau les leviers de l’économie nationale. Il n’est pas contre un arrimage aux ensembles régionaux, à commencer par l’espace des Quinze. Abdallah Djaballah s’inscrit dans la même logique : une économie de marché plus apaisée sur le plan social. Il a souvent fustigé la manière dont sont menées les réformes devant conduire à libérer l’économie nationale. Il insiste sur les ressources humaines, sur le management.Louisa Hanoune, elle, est contre tout ce qui émane des institutions financières internationales. Elle estime que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Algérie, dont l’économie est disloquée, d’adhérer à l’Organisation mondiale du commerce dans le contexte actuel. La porte-parole du PT ne fait pas dans la demi-mesure, estimant que ceux qui négocient la privatisation et le processus d’accession ont oublié la révolution de 1954 et la nationalisation. Connue pour ses positions constantes, elle était parmi ceux qui ont dit non, il y a plus de dix ans, au rééchelonnement de la dette algérienne. Y. S.
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