COORDINATION DES AARCHS, DAIRAS ET COMMUNES DE TIZI-OUZOU C.A.D.C

DECLARATION


La réhabilitation virtuelle du pouvoir mafieux et assassin avec l’aliénation subliminale et précaire du peuple algérien pris dans l’engrenage d’un système clientéliste et usurpateur sont les ultimes effets de la dernière mascarade électorale en date ; qui encore une fois n’a été qu’une partie de poker jouée entre les parrains et les marionnettistes du régime. Aussi, les candidats sélectionnés selon le casting du conseil constitutionnel ont-ils joué – comme nous l’avons présagé dans notre déclaration d’avant le coup d’envoi du cirque électoral – jusqu’au bout la Commedia Dell’arte dans leur rôles respectifs de favori, de faire-valoir, de lièvres et de dindon de la farce.

Il était clair au demeurant que ces jeux de rôles et ces mises en scènes agrémentées de tapageuses agitations commises par une soi-disant opposition qui s’est inscrite dans la logique du transfert du pouvoir d’un clan vers un autre, obéissaient en définitive au même objectif qui est la préservation du système. L’embrasement général voulu en Kabylie, à travers l’assassinat politique du martyr Hakim Allouache, par les instigateurs intéressés de troubles civils procède, il est évident, de la même logique.

Le fort taux d’abstention à l’échelle nationale, lors de cette dernière farce électorale, montre que malgré la manipulation, la propagande et les promesses mirobolantes du pouvoir et de ses alliers, le peuple algérien se refuse toujours à cautionner le régime en place. Quant à la Kabylie, elle est restée sourde aux chants des sirènes et elle n’a pratiquement pas voté pour signifier que le combat pacifique pour la citoyenneté continue. A travers cette lecture, il y a lieu de tirer deux principales conclusions politiques : primo, la persistance du truquage électorale et deusio, la disqualification populaire des partis croupions se réclamant de l’opposition. Il est vrai en effet que la classe politique dite d’opposition à force de servir de porteur d’eau au pouvoir et de caution aux élections alibis qu’il organise, a fini de se démasquer et de se discréditer aux yeux du peuple algérien.

Ce faisant, le rejet de toute consultation électorale tant que le peuple algérien n’a pas recouvré sa pleine souveraineté est la seule arme pacifique à même de disqualifier et de venir à bout du système oppresseur actuel. Le temps a encore donné raison au Mouvement citoyen des aârchs qui a fait du rejet des élections, non pas un mot d’ordre conjoncturel à l’instar de certains partis croupions qui participent ou boycottent au gré des tractations et des deals tacites avec le pouvoir, mais un principe politique immuable. En effet, le rejet des élections, qui possède le double effet de provoquer une disqualification du pouvoir et une décantation politique au sein de la société, aboutira inexorablement à l’édification d’une République démocratique, sociale et progressiste à travers la mise en œuvre de la plate-forme d’El-Kseur.

Enfin, le Mouvement citoyen des aârchs, qui reste incontournable de par sa puissante assise populaire, réitère son engagement à honorer le sang des 126 martyrs et des milliers de blessés du Printemps noir et à poursuivre sa lutte pacifique jusqu’à l’aboutissement de la totalité des revendications véhiculées par la plate-forme d’El-Kseur, scellée et non négociable.


ULAC SMAH ULAC
ULAC FACAL ULAC
LE COMBAT CONTINUE

Tizi-Ouzou, le 16/04/2004


 

   
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