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PRESIDENTIELLE
2004
LE
MINISTRE DE L’INTERIEUR A LA CHAINE I
Zerhouni
répond aux partisans du report
L'Expression,
25 décembre 2003 Il dément purement et simplement la suppression des bureaux spéciaux.
Le ministre de l’Intérieur a rejeté le principe
d’un report de la prochaine élection présidentielle.
Invité hier de l’émission «Tahaoulate» de
la Chaîne I de la radio nationale, Yazid Zerhouni a clairement
affirmé que le scrutin se déroulera au mois d’avril
2004, comme prévu par la Constitution de la République.
Pour le ministre, dont la quasi-totalité des acteurs politiques
réclame le départ, tout le monde doit «respecter
les délais fixés pour la tenue de l’élection
présidentielle». Cette «mise au point» de Zerhouni
intervient au lendemain des sorties médiatiques d’Aït
Ahmed et de Chérif Belkacem qui proposent un report de l’échéance électorale.
La même proposition est contenue dans le «manifeste» d’Ahmed
Benbitour, rendu public aujourd’hui.
Par cette déclaration, le ministre de l’Intérieur
donne le point de vue du pouvoir qui semble décidé à ne
pas céder sous la pression. Mieux, Zerhouni contre-attaque en
affirmant que l’administration mettra les bureaux de vote «sous
la surveillance générale et globale des représentants
des partis», ajoutant que «ces surveillants endosseront la
responsabilité de tout acte de fraude». Ainsi, le ministre
renvoie «la balle de la fraude» aux candidats eux-mêmes.
Cependant, il commet une certaine ingérence dans le fonctionnement
du pouvoir législatif en démentant purement et simplement
la suppression des bureaux spéciaux, revendication principale
d’une bonne partie de la classe politique et qui a fait l’objet
d’un amendement proposé par le MRN. Il argumente son refus
de voir les bureaux spéciaux supprimés en affirmant qu’une
pareille disposition aurait des répercussions négatives
sur le taux de participation au scrutin.
Le même constat est relevé par Zerhouni concernant les bureaux
itinérants. Il craint un taux d’abstention élevé du
fait de la réduction drastique du nombre de ces bureaux qui sont
passés de 5600 en 1997 à 500 en 2000.
Concernant l’autre revendication de nombreuses formations politiques
et qui a trait à la levée de l’état d’urgence
dans la perspective de la prochaine élection présidentielle,
Zerhouni a simplement déclaré que le gouvernement n’a,
pour l’instant, pris aucune décision. Autrement dit, la
satisfaction de cette revendication ne semble pas à l’ordre
du jour au sein des sphères décisionnelles du pays.
Abordant la crise de Kabylie, le ministre de l’Intérieur
a mis en exergue le climat détendu qui prévaut dans la
région depuis l’invitation au dialogue, formulée
par le gouvernement à l’adresse du mouvement citoyen.
Un aspect tout aussi important pour un déroulement serein de la
prochaine présidentielle.
Mourad SID-ALI
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