|
|||||
Renouvellement des instances à l'APN : Benflis renforce sa position Le FLN ne se retirera pas du gouvernement Par Faouzia Ababsa, La Tribune, Mercredi 25 juin 2003 Il n’y aura pas de démission des ministres du FLN, même si l’éventualité a été émise par le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication et même si l’envie ne manque pas chez les militants de ce parti. Tant ils considèrent qu’ils ne peuvent plus composer avec un Exécutif qui leur met les bâtons dans les roues simplement parce que leur secrétaire général et non moins ex-chef de gouvernement n’est plus en odeur de sainteté auprès de Bouteflika. Mais ce même secrétaire général ne veut pas en arriver au cas extrême. Il n’est pas question de créer une crise institutionnelle. En effet, dès son éviction du palais Dr Saadane, la base du FLN a émis le vœu que ses douze ministres quittent l’Exécutif, surtout que le parti commençait à recevoir des coups et des ébauches de scission apparaissaient. Notamment après le 8ème congrès. Cependant, Ali Benflis a décidé de rester serein, en dépit de la campagne menée contre lui par Hadjar, Si Afif, Bouabdallah… Il a clairement laissé entendre qu’il ne ferait rien qui aille à l’encontre de la stabilité et des institutions de l’Etat et du pays. Aussi, l’idée de voir les douze ministres se retirer ne l’enchante guère. De plus, la crise qui sévit au FLN a l’air de s’estomper avec l’essoufflement des détracteurs du secrétaire général. «Ils ne sont qu’une infime poignée, cinq ou six tout au plus à faire de l’agitation», nous confiera un membre du comité central du parti majoritaire. Et d’ajouter : «Sur les 54 mouhafadhas que compte le FLN, seules celles dont sont originaires ces agitateurs connaissent des problèmes qui tendent à disparaître, parce que les militants ont compris qu’il s’agissait beaucoup plus d’une lutte de leadership pour contrôler certaines wilayas du pays, notamment l’Ouest, que des intérêts du parti et du pays.» Un autre responsable du parti nous indiquera que les cinq contestataires seront traduits en conseil de discipline qui statuera sur leur sort. «Je ne m’explique pas leur réaction», dira notre interlocuteur. Et d’ajouter : «Surtout qu’ils étaient congressistes et ont applaudi à toutes les résolutions prises et à l’élection du secrétaire général. Mieux, ce sont eux qui ont fait fonctionner l’applaudimètre durant le déroulement des travaux. Mais dès qu’ils ont pris connaissance de la liste des membres du comité central, ils ont changé de veste parce que leurs noms n’y figurent pas.»Par ailleurs, la sérénité affichée par Ali Benflis lui a apparemment été bénéfique puisqu’il a réussi à neutraliser ses détracteurs à travers le recours à la base et à reprendre les rênes du parti de manière encore plus forte. Sa candidature aux prochaines présidentielles est confirmée. Cela d’une part. D’autre part, il semble qu’il ait réussi à remettre de l’ordre dans la maison FLN. Aussi, pour le renouvellement des instances au niveau de l’Assemblée, il a donné instruction pour que de légers changements y soient apportés au niveau de la représentation du parti dans les différents organes. Nous apprendrons ainsi que Bouabdallah (président de la commission économique), Saïdani et Ferahi (vice-président de l’APN) ne seront pas reconduits et encore moins désignés à d’autres responsabilités. Mais tout cela ne se fera pas de manière brusque. Une fiche de vœux sera distribuée aux députés FLN dans lesquelles ils enregistreront les noms des personnes qu’ils estiment à même d’honorer leur parti dans les instances de la Chambre basse. Toutefois, le dernier mot reviendra à Ali Benflis qui tranchera en dernier ressort. Il paraît d’ailleurs qu’il a sa petite idée sur les «camarades» qui seront «promus». Mais tout cela sera certainement discuté demain à l’occasion de la réunion du conseil de coordination du parti. F. A.
|
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||