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SELON LE PREMIER SECRETAIRE NATIONAL DU FFS
«
L’armée a choisi son candidat»
L'Expression,
25 décembre 2003 Son nom est Abdelaziz
Bouteflika, l’actuel président, «qui
est en train de gagner des points».
Le Front des forces
socialistes (FFS) réunira aujourd’hui
son conseil national en session ordinaire. L’ordre du jour de la
rencontre a trait à l’analyse de la situation politique,
mais il n’est un secret pour personne qu’au vu de la conjoncture
actuelle, l’élection présidentielle constituera le
point nodal de cette rencontre «ordinaire», comme se plaît à le
préciser son premier secrétaire national, M.Djoudi Mammeri.
Contacté par nos soins, ce dernier souligne que le CN du FFS a
pour objectif de rassembler les démocrates pour le report de l’élection
présidentielle, partant du fait que toutes les conditions nécessaires
ne sont pas réunies pour organiser des élections transparentes.
Le FFS, qui a appelé par la voix de son président Aït
Ahmed à reculer la date de cette échéance de huit
mois, «est conscient que cette période reste insuffisante
pour bannir les problèmes de la scène politique nationale»,
tout au moins «une réponse positive de la part des décideurs
constituera un gage de bonne volonté et de sincérité de
leur part», insiste le premier secrétaire du FFS. Le FFS
s’en tiendra-t-il à ce gage? En d’autres termes si
le scrutin est reporté pour le mois de décembre, verrons-nous
ce parti présenter un candidat? «Dans ce cas-là,
M.Aït Ahmed va rentrer au pays pour entamer des négociations
avec les décideurs, l’on pourra éventuellement, dès
lors, envisager notre entrée en lice dans cette course électorale».
Une chose est sûre néanmoins, même si officiellement
le FFS n’a pas encore statué sur cette question, il ne le
fera pas aujour-d’hui à l’occasion de son CN. Toutes
les donnes confirment qu’il ne prendra pas part au scrutin si la
date initiale (avril) est maintenue.
«
Selon les échos que nous avons eus, les jeux sont déjà faits.
Le FFS refuse de participer à cette mascarade électorale»,
déclare M.Mammeri. Tout compte fait, le parti tranchera dans quelques
semaines, probablement avant la fin du mois de janvier, selon des informations.
Quant au congrès du parti, prévu pour le mois de mai, il
aura lieu en fin de compte durant la prochaine rentrée sociale.
Ce report obéit au souci du FFS de ne pas «noyer ce rendez-
vous important dans le climat électoral».
Evoquant l’intervention de l’ANP et l’engagement pris
par cette institution de rester neutre à l’occasion de la
présidentielle, le premier secrétaire national du FFS ne
se contente pas de «douter fort» de cette déclaration,
mais il estime que ce corps a déjà opté pour un
candidat. Son nom est Abdelaziz Bouteflika, l’actuel
président, «qui est en train, de gagner des points, contrairement à l’éventuel
désaccord qu’on voudrait faire miroiter entre lui et l’armée».
Le FFS dit ne ménager aucun effort pour trouver un dénouement à cette
crise politique. Dans ce cadre, il compte lancer, à travers le
conseil national, une offre de dialogue aux décideurs.
«
Un dialogue, dit-il, qui réunira toutes les forces politiques
du pays.» Aucun contact n’a été enregistré pour
le moment avec les parties concernées par cette initiative. Si
l’on tient compte des déclarations de M.Djoudi Mammeri,
il s’avère que cette formation, qui a sombré dans
une léthargie depuis quelques années, inscrit comme objectif
principal de redéfinir sa stratégie de redéploiement
sur le terrain abandonné aux événements qui secouent
la Kabylie.
Cette option sera l’autre point saillant de cette rencontre. Tout
comme le dialogue qui s’annonce imminent entre les archs et le
gouvernement. Sur ce point bien précis, le plus vieux parti de
l’opposition campe sur ses positions. «Ce dialogue aura bel
et bien lieu mais il sera sanctionné par un accord entre les clans
du pouvoir.»
Enfin, M.Djoudi Mammeri a tenu à démentir les informations
faisant état du retrait des élus locaux du parti. «Nous
ne sommes pas des aventuriers ou des joueurs de poker.»
Achira MAMMERI
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