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La guerre du FLN n'aura pas lieupar Kharroubi Habib, Le Quotidien d'Oran, 31 décembre 2007 Il faut considérer le mouvement de contestation qui s'exprime dans le FLN pour ce qu'il est dans sa réalité: un pétard mouillé qui ne produira aucun effet et surtout pas les changements démocratiques que ses initiateurs prétendent vouloir imposer dans la gestion et le fonctionnement de l'ex-parti unique. Jamais le FLN n'a été déstabilisé ou contraint de s'amender par des contestations ou des dissidences internes. Quand cela est arrivé, ce fut toujours parce que l'apparent mouvement frondeur interne a été instigué et orchestré de l'extérieur. Les auteurs du «coup d'Etat scientifique» contre Abdelhamid Mehri ont été des seconds couteaux sans envergure lâchés contre lui. Ce sont des personnes du même acabit qui ont reçu la mission de «redresser» le FLN quand son secrétaire général de l'époque, Ali Benflis, s'est égaré à jouer dans la «cour des grands». Ils ont «réussi» non pas parce qu'ils disposaient de l'autorité de défaire les secrétaires généraux du parti en titre, mais parce que appuyés par le véritable pouvoir qui décide en fait ce que le parti doit être et comment se positionner. Le mouvement de contestation actuel regroupe des seconds couteaux, mais qui, de toute évidence, ne bénéficient pas de cette puissance extérieure ayant permis à leurs prédécesseurs d'atteindre leurs objectifs. L'on comprend alors que Belkhadem n'accorde aucune importance au semblant de révolte qui vise à le déstabiliser. Le huis clos qui a entouré la rencontre de l'institution exécutive du FLN n'a pas permis à la presse de savoir ce qu'ont échangé le secrétaire général et ses détracteurs. Il ne fait aucun doute toutefois qu'il a dû récuser dans le global et le détail, et leurs critiques et leurs exigences. Pour les véritables chefs d'orchestre qui décident des partitions à jouer par l'ex-parti unique, celle que veulent introduire les contestataires d'aujourd'hui ne s'inscrit nullement dans l'air du temps. Ce que ceux-là veulent est que le FLN s'aligne sans «hésitation ni murmure» sur la ligne de conduite dont Belkhadem a été chargé de veiller à l'application. L'agitation à laquelle s'adonnent le carré d'opposants à Belkhadem ne constitue tout au plus qu'un montage destiné à faire accroire la fiction qu'il existerait des courants au sein du FLN opposés sur la question du positionnement du parti concernant les échéances politiques qui vont se jouer en 2008 dans la perspective de l'élection présidentielle. La grogne et la contestation peuvent se poursuivre dans le FLN, cela n'empêchera pas Belkhadem, dont c'est la mission pour laquelle il a été instruit, de le conduire au congrès extraordinaire qui n'aura d'autre ordre du jour que celui d'accorder son onction pour un troisième mandat de Bouteflika. Cette fois, la «guerre» dans le FLN n'aura pas lieu. Ceux qui ont voulu la déclencher n'ont ni les moyens ni la légitimité pour la mener. |
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