Farouk Ksentini partage l’avis d’Ahmed Ouyahia sur les migrants africains

Hadjer Guenanfa, TSA, 10 Juillet 2017

Me Farouk Ksentini dit partager dans l’ensemble des propos d’Ahmed Ouyahia sur les migrants africains. « D’abord, dans toute immigration, il faut un minimum de contrôle. Sans porter atteinte à la dignité de ces migrants, il faut les contrôler médicalement et socialement parce qu’ils portent avec eux des maux sociaux », explique l’ancien président de la Commission nationale consultative de protection et de promotion des droits de l’Homme dans une déclaration à TSA.

Mais, pour lui, la prévention et le contrôle n’exclut pas une « attitude fraternelle ». « Bien sûr qu’il faut accueillir et leur tendre la main. En même temps il faut prévenir, contrôler, organiser et prendre en charge le problème de manière rationnelle de façon à ce que l’immigration ne soit pas ressentie par la population comme une espèce de fléau qui vient s’ajouter aux problèmes du citoyen », explique l’ancien président de CNPPDH. Il appelle à donner un statut de réfugié pour ces migrants. « Cela va certainement impliquer des devoirs et nécessairement des droits », ajoute-t-il.

Farouk Ksentini souhaite que la société soit « solidaire » vis-à-vis de ces personnes qui sont dans une « situation de fragilité déplorable ». « Il faut les ménager et les aider durant cette période qu’ils sont en train de vivre. C’est très délicat mais le problème n’est pas hors de notre portée », développe l’avocat.

Il affirme qu’il « ne pense pas différemment » aujourd’hui par rapport à ce qu’il « pensait il y a quelque temps ». En décembre 2016, Ksentini avait estimé que les Algériens étaient « exposés au risque de propagation du sida et d’autres maladies à cause de la présence des migrants ».

 
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Criminalisation de la migration  
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