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LOUISA HANOUNE À MOSTAGANEM ET À ORAN “Le gouvernement est responsable des jeunes qui meurent dans des embarcations”Par : M. O. T./K. REGUIEG, Liberté, 17 novembre 2007 “Le peuple algérien est en colère parce qu’il voit tous les jours ses enfants périr en haute mer et se faire manger par les poissons”, s’est écriée, avant-hier à Oran et à Mostaganem, la secrétaire générale du Parti des travailleurs lors de deux meetings qu’elle a animés. Dans une salle archicomble, Louisa Hanoune n’a pas dérogé à la règle, fustigeant les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays. Pour elle, leur responsabilité “est entière” car des “familles meurent dans des embarcations de fortune pour rejoindre les côtes espagnoles”. “Oran n’est plus la capitale de la “harga” car elle est largement dépassée par la wilaya de Annaba”, affirme Louisa Hanoune. La généralisation de ce phénomène, selon l’oratrice, est la résultante du chômage généré par la “désertification industrielle et le désengagement de l’État édictés par les institutions internationales comme le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne et l’OMC”. Interpellant les ministres de l’Industrie, de l’Économie et des Finances, Louisa Hanoune leur suggère de “relancer l’industrie nationale, de développer les services publics tout en impulsant une vraie réforme agraire”. Selon elle, l’État doit investir dans les entreprises publiques les 5,2 milliards nécessaires à leur sauvetage afin, souligne-t-elle, de préserver les 600 000 emplois permanents. “Nous pensons que l’État doit se réapproprier ses pleines missions économiques et de contrôle pour mettre fin au massacre du patrimoine public et à la liquidation massive des emplois stables”, a affirmé la députée du PT. La radicalisation du discours politique de Louisa Hanoune stigmatise les “responsables à l’origine de la fermeture de 1 500 entreprises qui ressemblent à des cimetières”, préconisant “l’inscription des projets d’investissement public (…) pour que les unités de production versent leurs impôts directement aux communes d’implantation”. Décrétant l’état actuel du pays de “catastrophique”, Louisa Hanoune a mis en garde contre la création d’un “code de l’indigénat bis en Algérie (et) qui ne fera qu’aggraver encore la crise multidimensionnelle.” M. O. T./K. REGUIEG |
Criminalisation de la migration | ||||
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