|
|||||
Des dizaines de harraga algériens interceptés en Espagnepar Djamel B., Le Quotidien d'Oran, 6 octobre 2009 Moins de quarante-huit heures après l'interception de 45 harraga par les gardes-côtes au large de Béni-Saf, Ténès et Mostaganem, les autorités maritimes espagnoles viennent d'annoncer l'interception de près de 180 immigrants clandestins, dont une «majorité d'Algériens». Selon l'AFP, qui cite les autorités locales de ce pays, l'Espagne a connu une nouvelle vague d'arrivée d'immigrants clandestins par voie maritime, avec l'interception entre dimanche et lundi de près de 180 Maghrébins, sur 17 petites embarcations sur la côte méditerranéenne. Selon la secrétaire d'Etat espagnole à l'immigration, Consuelo Rumi, tous ces clandestins venaient apparemment d'Algérie. «Nous sommes confrontés à de nouveaux itinéraires recherchés par les mafias», a-t-elle expliqué. Les services de secours et les autorités locales, cités par l'agence française ont indiqué que les clandestins étaient répartis sur huit embarcation. 99 clandestins d'origine maghrébine ont été arrêtés entre dimanche après-midi et hier près des côtes d'Almeria dans le sud. Les mêmes sources indiquent qu'à environ 50 km des côtes proches de Carthagène dans le sud-ouest, quatre autres petits bateaux avec à bord 48 Maghrébins, dont une majorité d'Algériens, ont été interceptées hier. Dimanche, une embarcation avec, à son bord, dix clandestins avait été découverte près des côtes de Carthagène. Hier matin, 26 clandestins algériens, qui cherchaient à gagner l'Espagne à bord de quatre embarcations, ont été arrêtés dans les eaux de Santa Pola et de l'île de Tabarca, dans la province d'Alicante, a annoncé le gouvernement régional dans un communiqué. Le 19 septembre, une embarcation, avec une quarantaine de clandestins africains à bord, avait fait naufrage au large du Maroc, près de l'île de Perejil, faisant au moins huit morts, dont une femme enceinte, et plusieurs dizaines de disparus. Seules onze personnes avaient pu être secourues. Dimanche, 45 « harraga » avaient été interceptés par les gardes-côtes algériens. Vingt-trois clandestins ont été interceptés au large de Béni-Saf, quinze autres au large de Mostaganem et sept au large des côtes de Ténès. Ces candidats à l'émigration clandestine étaient âgés de 20 à 40 ans, selon les gardes-côtes. Vendredi, 23 Algériens candidats à l'émigration clandestine en Europe, dont six mineurs, avaient été interceptés au large des côtes d'Oran. Le 14 septembre, 19 personnes avaient aussi été interceptées au large d'Oran dans deux embarcations à destination des côtes espagnoles. |
Criminalisation de la migration | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||