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Frontières entre l’Algérie, le Mali et le Niger Le démantèlement des réseaux de passeurs en point de mireEl Watan, 8 juin 2009 L’immigration clandestine commence à susciter de vives inquiétudes chez les officiels algériens. Les rencontres et les débats sur la question se multiplient pour tenter de trouver des solutions à même d’aider à endiguer ce phénomène.
Rêves et réalités Ces derniers assurent le passage par nos frontières pour une moyenne annuelle de 7000 migrants clandestins. Ces migrants clandestins travaillent dans le secteur informel, soit pour s’installer durablement, soit pour constituer un certain pécule dans le but de tenter l’émigration vers l’Europe. Cette dernière destination demeure le rêve de plusieurs milliers de migrants subsahariens pour qui la mer demeure la seule voie migratoire, vu la position géostratégique de l’Algérie au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et de la Méditerranée. En effet, indique le rapport, le renforcement de la surveillance au niveau de la route migratoire des enclaves de Ceuta et Melilla, longtemps utilisées pour rejoindre l’Europe, a détourné les immigrants clandestins vers d’autres routes migratoires. Aussi, le renforcement de la coopération entre le Maroc et l’Espagne en matière de lutte contre l’immigration clandestine a amené les flux migratoires clandestins à recourir à d’autres voies d’acheminement, notamment l’archipel des îles Canaries, où ils arrivent depuis le Sénégal et d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Les candidats, en majorité des jeunes de moins de 30 ans, payent entre 100 000 et 200 000 DA un passeur qui, lui, se charge de faire construire une embarcation artisanale et de trouver le « navigateur ». Les officiels algériens ont aussi fait savoir à leurs interlocuteurs onusiens que les traversées s’effectuent généralement de nuit par groupe de 10 à 12 personnes. Suivant les conditions météorologiques et l’état des réserves de carburant, certaines parviennent à atteindre la Sardaigne, Lampedusa (Italie) ou les côtes espagnoles alors que d’autres sont interceptées à proximité de la côte par les unités de la marine italienne ou espagnole. Par ailleurs, la connexion de ces flux migratoires irréguliers avec diverses formes d’activités criminelles organisées est aujourd’hui avérée, a fait savoir un officier supérieur de la Gendarmerie nationale lors du séminaire de l’APN. En la matière, l’Etat algérien est considéré comme bon visionnaire du fait de sa ratification en février 2002 de la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée en novembre 2000. Elle est également partie depuis le 9 novembre 2003 aux deux protocoles internationaux additionnels à cette convention. Ces deux protocoles se rapportent respectivement au trafic illicite de migrants par terre, air et mer, et à la prévention et la répression de la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.
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Criminalisation de la migration | ||||
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www.algeria-watch.org
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