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harraga non identifiés en Espagne
40 corps dans les morgues
Farid Abdeladim, Le Jeune Indépendant, 25 janvier 2009
Quarante cadavres d’émigrés clandestins se trouvent dans les morgues d’Almeria et d’Alicante (Espagne), a déclaré hier Mme Laâlredj Khadidja, chef de cabinet au ministère de la Solidarité nationale et de la Communauté algérienne à l’étranger.
Mme Laâledj, jointe hier au téléphone par le Jeune Indépendant a précisé que ces corps ne sont toujours pas identifiés. La responsable du ministère a contesté l’information faisant état de 600 corps d’émigrés clandestins algériens, morts durant la traversée, et qui se retrouveraient en Espagne en attente de rapatriement.
Mme Laâledj a expliqué qu’«il est impossible, pour l’heure, de procéder au rapatriement de ces corps non identifiés, comme suggéré par certaines parties». «Nous avons une responsabilité pour protéger notre communauté à l’étranger.
De fait, nous tendons une oreille attentive à l’égard de tous nos ressortissants, que ce soit dans le cadre légal ou autre. Nous n’avons de leçons à recevoir de personne», a dit dans la foulée Mme Laâledj.
Même si elle reconnaît le phénomène de la harga, donc l’existence d’émigrants clandestins, que ce soit au niveau des centres de rétention, dans les morgues ou ailleurs, Mme Laâledj tient toutefois à préciser qu’«il est difficile de reconnaître les ressortissants algériens à l’étranger sans une enquête minutieuse». Elle a révélé que «le département de la Solidarité, en collaboration avec celui des Affaires étrangères, mène une enquête d’abord auprès des familles algériennes pour connaître le nombre réel des personnes ayant quitté le pays, ensuite l’enquête sera complétée par les tests ADN afin d’identifier et prouver la nationalité algérienne des corps se trouvant encore dans les morgues. Abondant dans le même sens, le responsable de la communication au ministère des Affaires étrangères a déclaré qu’«une enquête est diligentée par les autorités compétentes, à savoir l’ambassade et le consulat d’Algérie en Espagne, afin d’identifier les corps avant de procéder à leur rapatriement».
En attendant les résultats de cette enquête, M. Bachir Boudelal, président de la Commission nationale pour la sauvegarde de la jeunesse algérienne, structure dépendant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, aile Hocine Zehouane, se dit «déterminé à suivre ce dossier avec pondération». Son organisation, dit-il, reçoit quotidiennement «des dizaines de parents de harragas cherchant désespérément une information sur leur progéniture».
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Criminalisation de la migration |