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Immigration clandestine Les chiffres d’Ould AbbèsEl Watan, 17 mars 2009 Le chiffre de six cents cadavres de harraga algériens incinérés en Espagne donné par la presse, relève, pour Djamel Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille, de la Communauté nationale à l’étranger, du « fantasme ». Le ministre qui répondait à une question d’un journaliste, en marge d’une courte visite de travail hier à Béjaïa, s’est montré incommodé par les statistiques rendues publiques sur le phénomène des harraga. Pour rappel, c’est lors d’une conférence de presse que le représentant de la Commission nationale pour la sauvegarde de la jeunesse algérienne en Espagne, Mustapha Bendaham, a alerté sur l’existence de six cents cadavres d’Algériens dans les morgues espagnoles qui risquaient d’être incinérés si les autorités algériennes n’intervenaient pas pour les rapatrier. « Il faut dire aux journalistes que quand ils entendent quelque chose, qu’ils viennent me voir en tant que responsable de ce secteur. Au niveau de notre ministère, nous leur donnerons des chiffres que nous n’inventons pas mais que nous donnent les autorités des pays concernés », a précisé M. Ould Abbès. A propos de chiffres, il parle de seulement six cadavres d’Algériens dans les morgues espagnoles. Selon lui, il n’y a pas incinération de cadavres, mais reconnaissance de l’identité par l’ADN qui se pratique au niveau du centre de rétention Phénix, à Grenade, en Espagne. Selon le ministre, neuf corps de nationalités différentes ont été repêchés depuis septembre 2008 à janvier 2009. Avant cela, durant le reste de l’année 2008, il y a eu cinquante-trois cadavres. « Trois cadavres d’Algériens ont été rapatriés et enterrés ici. Ils ont été identifiés par leurs familles respectives qui se sont déplacées en Espagne. Pour les trois restants, d’autres familles vont aller à Grenade et donner leur ADN pour l’identification et nous les prendrons en charge », a informé M. Ould Abbas qui donne un autre chiffre : 1600 ressortissants clandestins étrangers sont en rétention dans un centre au sud de l’Italie, à Lampedusa. « C’est le chiffre qui m’a été donné par l’ambassadeur d’Italie dans mon bureau. Sur les 1600 ressortissants, 1200 sont des Tunisiens et il y a 11 Algériens », a-t-il déclaré en précisant que l’opération est menée en relation avec le ministère des Affaires étrangères. Par Kamel Medjdoub 19 harraga seront jugés le 19 avril à annabaLes 19 harraga interceptés avant-hier à 12 miles au nord du Cap Rosa (El Tarf) à bord d’une embarcation artisanale, tard dans l’après-midi, par les éléments des gardes-côtes de la wilaya de Annaba, ont été présentés hier devant le procureur près le tribunal de Annaba. C’est ce qu’a confirmé M. Zaïdi Abdelaziz, chef de la station maritime des gardes-côtes de la wilaya de Annaba. Originaires de Annaba (9), Skikda (5), Alger (4) et un d’El Tarf, ils ont été sommés de comparaître le 19 avril à la barre pour répondre de leur acte, à savoir tentative d’émigration clandestine. Rencontrés à la sortie du tribunal, ils ont réaffirmé leur intention de « quitter l’Algérie avant même la tenue de l’élection présidentielle ». Pour rappel, les 19 harraga ont embarqué dimanche dernier à 4h du matin à partir de Sidi Salem (El Bouni), une plage déserte dans l’une des plus pauvres cités de Annaba. Agés de 22 à 34 ans, ces jeunes infortunés naviguaient à 12 miles marins à destination de Lampedusa (Italie) lorsqu’ils ont été interceptés par une unité semi-rigide des gardes-côtes. Ils ont été ramenés, auditionnés et ont passé la nuit dans les locaux du commandement de la marine de Annaba. Par M. F. G. |
Criminalisation de la migration | ||||
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