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Sommet de Damas sans les alliés de Washington Questions lourdes et alibi libanaispar M. Saâdoune, Le Quotidien d'Oran, 30 mars 2008 Des mises au point et quelques vérités sont sorties de ce sommet arabe boycotté par les alliés de Washington. Le cache-sexe libanais n'a pas fonctionné. Le constat-aveu de Mahmoud AbbasEn réalité, même si Bachar Al-Assad le voulait, il n'a aucune chance d'être entendu par les forces dominantes de l'opposition libanaise. La manoeuvre des fidèles de Washington ne va en tout cas pas arranger les affaires du Liban, qui a besoin que ses propres forces politiques s'éloignent des dictées étrangères pour mettre à plat ses problèmes. De mauvaise foi et de Ryad, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, a demandé à la Syrie à faire « un geste positif ». Si un tel geste est possible, il aurait fallu aller à Damas plutôt que d'oeuvrer à isoler la Syrie. Dans le fond, l'affaire libanaise est devenue l'alibi pour détourner l'attention de l'essentiel : la question palestinienne, le blocus de Gaza, l'accélération de l'entreprise de destruction de l'Irak. Mahmoud Abbas, qui s'en remet aussi au bon vouloir des Américains, n'a pu occulter la réalité qui est le lot des Palestiniens : agression, occupation, construction de colonies et judaïsation de Jérusalem. « Le règlement dont Israël dessine les contours sur le terrain consiste en un groupe de cantons sur une terre morcelée par les colonies, le mur de séparation et les barrages. Un tel règlement ne fait que renforcer l'occupation et la colonisation et vise à empêcher la création d'un Etat palestinien indépendant », a-t-il constaté en relevant, que ces mesures se sont poursuivies après Annapolis. « Les négociations ne peuvent pas progresser, et ne peuvent même pas continuer, si les bulldozers israéliens continuent de spolier nos terres pour y construire des colonies, ou si les opérations militaires israéliennes se poursuivent ». Ce constat pourrait être partagé sans hésitation par le Hamas, mais rien n'indique que les différends inter-palestiniens vont être apaisés. Le président de l'Autorité palestinienne, qui a fait du sommet une tribune pour sommer le Hamas de rentrer dans le rang, ne va pas au bout de la logique de son constat-aveu. Pendus comme Saddam ! Il a appelé à réitérer l'attachement au plan de paix arabe de 2002 rejeté par Israël. Voilà une question qui aurait mérité un débat de fond. Faut-il chercher une alternative à ce plan, comme l'a évoqué le président syrien. La question, on s'en doute, est importante, mais ceux qui n'ont aucune marge vis-à-vis de Washington ne le souhaitent pas. Le Liban est une vraie crise, mais elle sert à masquer l'essentiel. Cela sera discuté à la mi-2008, a promis le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en soulignant que « personne ne nous blâmera pour la décision décisive que nous prendrons». « A quoi sommes-nous parvenus ? Jusqu'ici, à rien (...) Les choses ne sont pas rassurantes ». Constat juste, mais on peut se demander en quoi un délai de quelques mois y changerait quelque chose. |
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www.algeria-watch.org
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