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ATTAQUE ISRAÉLIENNE CONTRE LA FLOTTILLE DE LA PAIX
SOLTANI L’A AFFIRMÉ HIER
Le sort de 32 Algériens reste inconnu
L'Expression, 01 Juin 2010
Hier, l’ambiance était très lourde au siège du journal Ech Chourouk
Aucune communication n’a été établie avec les membres de la délégation depuis plus de 24 heures.
Inquiétude profonde et mobilisation accrue. Ces deux mots résument la situation qui régnait, hier, au siège du Mouvement de la société pour la paix. Le sort de 32 Algériens qui se trouvaient à bord de la «Flottille de la liberté» reste inconnu.
«Nous sommes sans nouvelles de la délégation algérienne composée de 32 membres», a déploré Bouguerra Soltani, le président du MSP, en marge d’une conférence de presse animée avec des dirigeants de partis et d’organisations associatives. La délégation algérienne comprend des députés, des journalistes et des médecins. Elle est conduite par Abderrezak Mokri, ex-député du MSP. Cette délégation était à bord d’un des bateaux de la flottille. Ces embarcations transportaient environ 650 personnes venues de 50 pays. Elles partaient en direction de Ghaza. Dans la soirée de samedi dernier, peu après 21h (18h GMT), trois patrouilleurs lance-missile de classe Saar israéliens avaient quitté le port de Haïfa pour aller intercepter la flottille, selon des journalistes à bord d’une embarcation.
Des informations non vérifiées évoquent deux victimes algériennes. C’est ce qui a été annoncé, hier matin, par Mohamed Djemaâ, le chargé de communication du MSP. «La délégation algérienne se trouvait à bord d’un bateau acheté en Turquie battant pavillon national», a précisé M.Djemaâ. Pour commettre son forfait, l’entité sioniste a usé de méthodes dignes des pratiques nazies. «A deux heures, l’armée sioniste a établi un champ magnétique pour empêcher toute communication avec la délégation», a dénoncé M.Soltani. Depuis, le contact a été rompu. «A l’heure actuelle, nous ne détenons aucune information sur le sort de nos frères et soeurs», a regretté le président du MSP. Il annonce qu’une délégation parlementaire se rendra aujourd’hui en Turquie. L’impératif de se mobiliser pour la «Flottille de la liberté» a donné naissance à une nouvelle structure: l’Organisation nationale commune de coordination. Pour le moment, l’Oncc est composée des partis de l’Alliance présidentielle, du Parti des travailleurs, du mouvement En Nahda et de celui d’El Islah. Cela pour les formations politiques. L’Oncc comporte également des organisations de la société civile et des associations. Il s’agit, entre autres, de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, de l’Association des uléma, du Forum international d’Al Qods. Elle est aussi constituée de représentants de quotidiens nationaux.
Cela montre que la mobilisation est de mise. «Nous annonçons la création d’une Organisation de coordination nationale au niveau des directions nationales des partis et organisations concernées, des députés, des femmes, de la jeunesse et des journalistes», lit-on dans un communiqué commun rendu public hier. Dans ce document, les signataires ont dénoncé vigoureusement «l’agression terroriste» de l’armée sioniste contre la délégation de la flottille pro-palestinienne. Les signataires du document ont assimilé cette agression à un acte de piraterie. Lequel acte s’est produit dans les eaux internationales.
Les signataires ont soutenu l’appel urgent lancé par des voix arabes pour la tenue d’une réunion extraordinaire de la Ligue arabe.
Par ailleurs, ils ont appelé les pays arabes à adopter les mécanismes permettant de briser l’embargo imposé par Israël contre la bande de Ghaza. Cela dit, les initiateurs de cette démarche ont exhorté le peuple algérien à exprimer de manière pacifique sa solidarité avec la «Flottille de la liberté».
Lors de la conférence d’hier, les représentants de partis politiques et des organisations ont condamné l’attaque de l’armée israélienne contre la flottille.
Sur ce plan, Ramdan Taazibt, membre du bureau politique du PT, a insisté sur l’inutilité des négociations engagées depuis des décennies entre l’Autorité palestinienne et l’Etat hébreu. Pour sa part, Fateh Rebai, le secrétaire général d’En Nahda, a focalisé sur la nécessité de maintenir la mobilisation autour de la question palestinienne. Parmi les présents se trouvait un représentant du Djihad Islamique. Tous les présents ont été unanimes sur un point: la question palestinienne a pris une dimension civilisationnelle.
L’Etat créé par les Nations unies prétend interdire à la population palestinienne de vivre sur son territoire en tant qu’Etat indépendant.
Mohamed Sadek LOUCIF
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La guerre contre le Liban et la Palestine |