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Situation humanitaire à Ghaza : Le rapport alarmant du CICRDans un rapport qu’il vient de publier, le comité international de la croix rouge(CICR), donne une image sombre de la vie quotidienne des citoyens de la bande de Ghaza. Le rapport a cite la détérioration du niveau de vie dans une enclave qui souffrait déjà de différents maux chroniques, amplifies, six mois après la guerre sanglante qui a fait près de 1500 morts et plus de 5000 blesses. Ghaza : De notre correspondant, El Watan, 30 juin 2009 Six mois après la fin de l’invasion israélienne, les 1,5 million de Palestiniens de Ghaza connaissent une pauvreté de plus en plus grande et n’ont pas les moyens de rebâtir leur vie, écrit le Comité international de la Croix-Rouge. Le CICR évoque la reconstruction de la bande de Ghaza, après la démolition par Israël de milliers d’habitations, de l’ensemble des sièges sécuritaires, d’une grande partie de l’infrastructure de base, de la base industrielle, des sièges de différents ministères, et de celui du Conseil législatif palestinien, de plusieurs édifices sanitaires ainsi que des dizaines d’écoles. Il souligne que les restrictions draconiennes à l’entrée de marchandises sur le territoire « freinent » les efforts de reconstruction financés par la communauté internationale, qui a pourtant promis 4,5 milliards de dollars d’aide. « Certains quartiers de Ghaza particulièrement touchés par les frappes israéliennes continueront à ressembler à l’épicentre d’un tremblement de terre majeur tant que l’on autorisera pas l’entrée sur le territoire de grandes quantités de ciment, d’acier et autres matériaux de construction », écrit le CICR. Et d’ajouter que de nombreux habitants « sombrent dans un désespoir de plus en plus profond ». Ghaza : Une grande prisonAu plan sanitaire, le CICR insiste sur le fait que la population manque de médicaments, les services de santé et l’approvisionnement en eau. Même constat pour les hôpitaux qui sont dans un « état lamentable » avec des équipements pas fiables et de fréquentes coupures de courant. « Le système de santé à Ghaza ne permet pas d’assurer un traitement adéquat pour les maladies graves. Il est tragique de constater que de nombreux patients ne sont pas autorisés à quitter à temps la bande de Ghaza pour être soigné ailleurs », souligne le rapport. Socialement, la situation des populations à Ghaza n’est guère reluisante. Le CICR met en garde contre « un accroissement dramatique de la pauvreté », résultat d’un « effondrement économique » du territoire à cause de la fermeture du territoire. Un chiffre éloquent : le taux de chômage à Ghaza et estimé à 44% en avril. Pis encore, le CICR précise que « plus de 70% des Gazaouis vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 250 dollars par mois ». Et la situation n’évolue pas trop. Dépourvue de frontières autres que celles avec Israël et l’Egypte qui n’ouvre le terminal de Rafah qu’occasionnellement, comme c’est le cas depuis samedi passé, pour une durée de trois jours, la bande de Ghaza demeurera la plus grande « prison » du monde tant que l’embargo n’est pas totalement levé. Par Fares Chahine |
La guerre contre le Liban et la Palestine | ||||
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