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Le pire est à craindre
De Kharroubi Habib, Le Quotidien d'Oran, 22 août 2006
L’agression contre le Liban a été le fait matériel de l’Etat israélien et de son armée. Son véritable instigateur en sont, toutefois, les Etats-Unis. Son issue n’a satisfait ni l’exécutant, ni son commanditaire. Le pire est donc à craindre à savoir qu’ils sont tentés de «remettre ça». Et c’est bien cette intention que présagent les violations à répétition du cessez-le-feu par l’armée de l’Etat sioniste et l’approbation systématique que leur prodigue Washington. Le but de ces provocations est de contraindre le Hezbollah à réagir en leur répliquant, ce qui donnerait «justification» à Tel-Aviv et Washington d’engager le «second round» dont ils ne font pas mystère qu’il est inéluctable dans leurs prévisions. Jusque-là le Hesbollah et le gouvernement libanais ne sont pas tombés dans le piège de la provocation et se comportent en conséquence, à savoir respecter scrupuleusement, de leur côté, les clauses du cessez-le-feu. Il faut, néanmoins, s’attendre que les pressions américano-israéliennes vont aller en augmentant d’intensité pour les pousser à la «faute». Le maillon faible sur lequel ces pressions vont se faire plus pressantes est le gouvernement Siniora. Un gouvernement auquel Washington et Tel-Aviv intiment l’exigence de faire procéder, en priorité, au désarmement du Hezbollah, au fallacieux prétexte qu’il est la cause et le problème dans ce conflit. L’agressivité provocatrice dont fait montre l’Etat hébreux malgré la cessation des hostilités décrétée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, est là pour dissuader ce gouvernement que sa priorité immédiate est d’entrer en conflit avec le Hezbollah sur la question de son armement. Car c’est cela que l’ennemi israélien et son parrain veulent provoquer. Fouad Siniora et d’autres acteurs de la scène politique libanaise ne cachent pas que le désarmement du Hezbollah est un objectif de l’Etat libanais dont ils ont commencé à débattre avec le parti concerné avant l’agression israélienne. Mais l’intrusion, par l’agression, de l’Etat israélien dans ce débat, sa volonté d’imposer par la force ce processus de désarmement font que le problème ne se pose plus dans les mêmes termes qu’il avait été abordé par les acteurs libanais. Tant que la communauté internationale ne se décide pas à remédier «aux racines» du conflit israélo-libanais, le désarmement du Hezbollah serait une «prime» à l’agression et un encouragement pour l’Etat israélien à la poursuivre, sans crainte de rencontrer de résistance. L’erreur tragique que commettraient les acteurs politiques libanais serait qu’ils oublient que l’ennemi primordial actuel du Liban, ce sont les Etats-Unis qui ont choisi leur pays pour servir de laboratoire test du plan GMO et Israël qui est le bras exécutif. Avoir une toute autre vision de la situation c’est emboîter le pays à d’autres pays arabes, qui par peur de Washington et de Tel-Aviv, se sont trouvés d’autres ennemis à combattre et ce faisant, se livrent pieds et poings liés à ces deux capitales. |
La guerre contre le Liban et la Palestine | ||||
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www.algeria-watch.org
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