|
|||||
Hamas a comprispar Mohamed Salah Boureni, Le Quotidien d'Oran, 11 février 2007 Au lendemain de l’accord signé à La Mecque, portant fin aux violences meurtrières intestines, le porte-parole du Hamas Ismaïl Radwane s’empressait de déclarer que son mouvement ne reconnaîtra pas Israël, en dépit d’un accord sur un gouvernement d’union nationale dans lequel il s’engage à respecter les accords signés par l’OLP. Cette mise au point semble défier la logique dans laquelle s’est inscrite la déclaration de La Mecque. Mais c’est quand même une mise au point qui a tôt fait de recentrer Hamas dans le rôle qui a toujours échu à ceux des Palestiniens qui ont toujours refusé une «logique de paix» légitimée par Israël grâce à un jeu de miroirs déformants. Il n’y a pas matière à stigmatiser la position de principe du mouvement Hamas, à moins de souscrire hypocritement aux vérités travesties qui ont transformé les victimes en coupables et qui tendent à faire admettre, aujourd’hui, «la générosité d’Israël face au refus palestinien». Il n’y a pas matière à pourfendre la position du Hamas d’autant mieux que ce mouvement tente désespérément de se dresser contre ce qu’on peut appeler la «grande mystification» que seul le monopole du pouvoir de l’argent et de l’information rendent possible. L’amnésie générale qui s’est emparée des Arabes rend caduques toutes les thèses qui viendraient à pulvériser les mythes sionistes qui ont fondé la stratégie sournoise devant légitimer, aux yeux du monde, cette logique de paix paradoxalement belliqueuse et surtout rouge sang. Il faut s’appeler Hamas pour avoir ce redoutable avantage de connaître parfaitement les «faux semblants» de la politique israélienne. Une politique qui se drape des vertus de la paix mais qui reste factice car animée par des généraux trop familiarisés avec l’odeur de la poudre qui peuvent s’opposer sur tout sauf sur l’essentiel. «Terminer la guerre de 1948 par un nettoyage ethnique et un transfert massif de populations». On se rappelle ce fameux document rendu public par Amir Oren, un farouche adepte d’une véritable paix entre Israéliens et Palestiniens. Oren révélait que l’appareil d’Etat israélien, pour aboutir à la destruction du peuple palestinien, avait appelé de tous ses voeux les «attentats suicides», voire les provoquer. Les médias européens et américains ne s’offusquèrent outre mesure. Ils préférèrent tourner pudiquement le regard. «Cachez nous ces vérités que nous ne saurions voir!». C’est-là tout le drame du peuple palestinien. Israël n’a jamais fait une offre de paix, il n’a jamais été question de partager El-Qods en deux capitales, car il s’agit encore et toujours de détruire la Palestine, de terminer la guerre de 1948. Le mouvement Hamas l’aura compris. |
La guerre contre le Liban et la Palestine | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||