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L’insoutenable cruauté israélienne en Palestine
Ne restera-t-il de Gaza qu’un charnier ?
Par Nordine Mzalla, Le Jeune Indépendant, 2 mars 2008
Près de 70 morts et plus de cent blessés parmi les Palestiniens, en l’espace de trois jours, sans aucune mesure internationale urgente pour mettre fin à ce massacre de civils, dont de nombreux enfants, par les exterminateurs israéliens.
Hier, c’est un tonnerre de feu qui a visé une population martyre, coincée dans une bande de terre que l’envahisseur sioniste veut transformer en charnier musulman. La communauté internationale doit réagir énergiquement et a fortiori les alliés objectifs de la Palestine, pour éviter à l’humanité une nouvelle plaie qui pourrait déclencher l’instinct de vengeance chez des milliards d’hommes opposés à la fasciste entreprise sioniste d’épuration ethnico-religieuse au Proche-Orient.
La loi du Talion est le début du droit, de la justice humaine pour certains. Œil pour œil, dent pour dent … Notion de peine proportionnelle à la faute. Néanmoins, les civilisations humaines éclairées par les religions du Livre, notamment, ont évolué par rapport à ce concept en s’intéressant à la notion de responsabilité chez celui qui commet la faute.
Israël, l’Etat bâti sur la spoliation des terres palestiniennes, ne s’encombre pas de ces notions de juste mesure. Les agresseurs israéliens prétextent des tirs sporadiques de roquettes, qui proviendraient de la bande de Gaza, pour infliger la sanction collective à toute une population, désarmée et à sa merci.
Avec le soutien des télévisions propagandistes, Tel-Aviv fait valoir deux morts dans son territoire, victimes de ces roquettes justifiant le pire. Pour une réplique mesquine au procès de l’opinion publique internationale quant aux enfants assassinés ces derniers jours par l’armée israélienne, on évoque les enfants israéliens blessés à Ashkélon, ville limitrophe de la bande de Gaza. Atroce comptabilité inflationniste sur les cadavres d’innocents. S’ajoute à cette guerre inégale, l’impossibilité aux Palestiniens à soigner leurs blessés en raison du blocus israélien qui les prive de carburant, de médicaments et d’autres moyens logistiques nécessaires pour sauver des vies de la fatalité du massacre programmé par le bourreau depuis1948. «Nous ne pouvons pas nous déplacer facilement, 12 de nos ambulances sont bloquées faute de carburant et les autres doivent coordonner au préalable avec l’armée israélienne», a affirmé le Dr Mouawiya Hassanein, chef des urgences à Gaza. Hier dans la journée, c’est plus de trente-cinq Palestiniens que l’armée d’occupation a arrachés à la vie, en blessant des dizaines d’autres.
Les réactions ont commencé à se faire entendre d’abord chez les Palestiniens eux-mêmes, dont Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, qui a repris les termes du sinistre vice-ministre israélien de la Défense, Matab Vilnaï, qui avait menacé Gaza d’un «grand holocauste».
Il a ajouté : «L’offensive israélienne est plus qu’un holocauste.» En appelant de nouveau à «une protection internationale du peuple palestinien». Enfin, il a réitéré la nécessité de convoquer d’urgence le Conseil de sécurité de l’ONU et la Ligue arabe pour prendre des mesures afin d’arrêter l’offensive israélienne. Les Etats-Unis ont, pour leur part, demandé à Israël de «mesurer les conséquences de ses actes». Conseil en communication ou mise en garde ? L’éternel allié de l’«Etat sioniste» a l’habitude d’atténuer ses déclarations lorsqu’il s’adresse à Tel-Aviv et prendra le temps de donner son appréciation de la situation lors d’une rencontre annoncée entre Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine, et Ehud Olmert, prévue vers la fin de la semaine. Faibles réactions donc pour l’instant à travers le monde où l’assassinat du numéro deux des Farc semble retenir davantage l’attention des médias occidentaux. A Jabaliya, dans le nord de Gaza, le plus grand camp de réfugiés palestiniens, particulièrement visé par les raids barbares de l’armée israélienne, en plus de l’incursion terrestre, la résistance continue et des militants affrontent les soldats surarmés de l’envahisseur. Des hommes qui refusent, malgré leur situation désastreuse, de livrer leur terre aux fossoyeurs israéliens en attendant que l’on veuille bien, à l’échelle internationale, tempérer la tendance génocidaire de la politique d’expansion israélienne. N. M.
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La guerre contre le Liban et la Palestine |