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Israël a échoué dans ses objectifsDe Kharroubi Habib, Le Quotidien d'Oran, 5 août 2006
Trois semaines d’offensives aériennes, maritimes et maintenant terrestres, n’ont pas permis à l’armée israélienne d’atteindre les buts de guerre assignés à son agression contre le Liban. Certes le Pays des Cèdres est à feu et à sang, sa population paie un lourd tribut en pertes humaines, sa capitale et ses autres agglomérations sont à l’état de ruine et ses infrastructures essentielles détruites. Le bilan est lourd, très lourd, mais il n’a pas eu les résultats qu’en attendaient le gouvernement d’Olmert et l’état-major de Tsahal. L’agression du Liban n’a pas eu, comme il l’ont escompté, l’effet d’isoler le Hesbollah dans la société libanaise, ni d’anéantir ses capacités de résistance et de riposte. Au contraire le Parti islamiste bénéficie, désormais, d’un soutien populaire qui transcende les barrières communautaires ethniques ou religieuses. Pour l’immense majorité des Libanais, il incarne la résistance à l’agression israélienne. L’impressionnante machine de guerre de l’Etat hébreux est mise en échec dans le sud-Liban où les combattants du Hezbollah parviennent à contenir ses incursions en lui infligeant de lourdes pertes dont la censure militaire empêche la divulgation pour ne pas porter atteinte au moral de la population civile israélienne. Le Hesbollah ne fait pas que résister à l’invasion israélienne dans le sud-Liban. Il réplique également en arrosant en roquettes, le nord et le centre de l’Etat hébreux. Comportement qui contredit par les faits, les allégations de la propagande israélienne affirmant que Tsahal aurait anéanti les trois quarts de son potentiel militaire. Tenu en échec militairement, l’Etat israélien n’a pas pour autant atteint ses objectifs politiques, qui sont de mettre hors jeu le Hezbollah de la scène proche-orientale et la recomposition unilatérale de la carte géopolitique de la région. Toute solution que la communauté internationale va adopter pour mettre fin au conflit, devra tenir compte du fait que le Hesbollah est un acteur et interlocuteur incontournable pour sa mise en oeuvre. Ce que la France, l’Union européenne et d’autres intervenants diplomatiques dans le monde, ont fini par admettre en soutenant le principe que l’envoi au Liban d’une force internationale d’interposition est conditionnée par un accord préalable avec toutes les parties impliquées dans le conflit. Israël n’est pas parvenu à ses fins dans le temps que ses alliés lui ont laissé en s’opposant aux demandes multiples d’un cessez-le-feu immédiat, demandé un peu partout par les diplomates. Confronté, désormais, à des pressions devenant insoutenables, il sait qu’il ne peut plus poursuivre indéfiniment son agression. D’où il en est réduit à faire le forcing militaire pour occuper quelques zones stratégiques au Sud-Liban aux fins de créer le fait accompli et disposer d’une carte de négociations dans l’éventualité d’une zone-tampon dans cette région. Le chef du Hezbollah Hussein Nasrallah, conforté par l’esprit de résistance qui anime les combattants de son parti et le soutien populaire dont il bénéficie au Liban, a toutefois averti Israël et la communauté internationale qu’il refusera toute initiative accordant la prime à l’agresseur. Il a clairement énoncé ses conditions qui sont: arrêt des combats, retrait de l’armée israélienne de tous lieux du territoire libanais, libération des détenus libanais en Israël et cessation définitive de la politique agressive de cet Etat contre le Liban. |
La guerre contre le Liban et la Palestine | ||||
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www.algeria-watch.org
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