Auréolé de sa résistance, le Hezbollah actionne ses activités caritatives

Nasrallah prend le gouvernement de vitesse

Rédaction de Liberte, 16 août 2006

Le Hezbollah a pris le gouvernement libanais ainsi que les Ong internationales de vitesse en proposant, dès hier, son aide et un premier pécule aux déplacés qui ont perdu leur toit dans les bombardements israéliens. Des centaines de familles, qui se ruent vers le Sud depuis la fin des combats, ne retrouvent, parfois en arrivant chez elles, qu'un millefeuille de béton ou un amas de pierres et de bois dans les hameaux isolés et qui n’ont pas été épargnés.
Le mouvement de Nasrallah leur propose son aide pour reconstruire et offre 20 000 dollars d'acompte à ceux qui souhaitent le faire eux-mêmes. De nombreuses équipes du Hezbollah ont été réparties dès l’annonce du cessez-le-feu dans tout le sud et la plaine de la Bekaâ, frontalière de la Syrie, pour recenser les dégâts causés par l’agression israélienne et les besoins des populations. Des convois de camions supervisés par des militants du Hezbollah livraient riz, sucre, farine, conserves et lait pour enfants. L’action du Hezbollah n’a pas cessé durant les bombardements israéliens. Après avoir organisé le déplacement des populations vers des régions moins soumises au rouleau compresseur israélien, il fallait également assurer leur approvisionnement en vivres et médicaments.

Le Hezbollah ne se contente pas seulement d’activités caritatives.
Ses équipes d'ingénieurs ont commencé le recensement des maisons détruites et endommagées et, dans plusieurs villages, les militants du Hezbollah ont replanté le drapeau jaune de leur parti sur chaque ruine. À l’entrée des villes du Liban-Sud, d’immenses banderoles jaunes tendues assurent : “Le beau petit Liban a vaincu Israël” et “On ne pliera pas devant l'ennemi.” Des jeunes gens, arborant des t-shirts à l'effigie de Nasrallah, distribuent chocolats et douceurs au flot incessant de voitures qui ramènent les réfugiés dans le Sud. Les routes, défoncées par les bombardements d’Israël, sont déblayées par des tracteurs de Jihad al-Bina, une institution du Hezbollah chargée de la reconstruction.

Dans le Liban-Sud, l’État c’est bel et bien le Hezbollah, d’où la prudence du gouvernement libanais quant au désarmement de ce parti qui est partie prenante dans le puzzle politique libanais.

  La guerre contre le Liban et la Palestine  
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