Commémoration du 31e anniversaire du printemps Berbère

Marches et meetings en Kabylie

El Watan, 21 avril 2011

Des centaines de manifestants ont pris part, hier, à la marche populaire organisée au chef-lieu de Tizi Ouzou par la section locale de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), aile partis politiques.

«Pour un changement radical du système», «Pour l’officialisation de la langue amazighe» étaient les deux principaux slogans de la manifestation à laquelle ont participé, outre des militants, des élus et des parlementaires du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), des étudiants et des citoyens qui aspirent au changement dans le pays. La procession a démarré à 11h du carrefour du 20 Avril pour arriver devant le siège de la wilaya de Tizi Ouzou une heure plus tard. La foule scandait des slogans appelant au départ du système politique en place. Sur les banderoles portées par les marcheurs, on pouvait lire : «Le 20 Avril : alternative à la terreur et à la corruption», «Plus que jamais déterminés pour un véritable changement», «Pour un Etat de droit et de justice».

Me Hakim Saheb, député du RCD, dira : «Cette marche témoigne de notre fidélité au combat de 1980, qui est fait de solidarité et de fraternité. Notre présence ici représente également une sorte de recensement militant en cette période de désenchantement ambiant. Nous sommes là pour exprimer notre détermination à aller de l’avant pour faire aboutir notre combat, opérer la rupture avec le système politique qui embrigade le pays depuis des décennies et construire une véritable République démocratique.»
Par ailleurs, un meeting a été organisé dans l’après-midi d’hier à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou par une aile du mouvement des archs représentée par Mustapha Mazouzi et Rachid Allouache. Devant une assistance nombreuse, ces anciens animateurs du mouvement citoyen ont appelé à la réunification des archs, à l’officialisation de la langue amazighe et ont dénoncé la clochardisation dans laquelle se débat la région depuis des années.


Djemâa Timzouert

 
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