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ASSASSINAT DES DEUX DIPLOMATES ALGERIENS A BAGHDAD
Les troublantes révélations d’“Echourouk”
Le Soir d'Algérie, 17 avril 2006
Des témoignages et des regroupements recueillis par l’envoyé spécial en Irak du quotidien arabophone «Echourouk», sèment le doute sur la version officielle de l’assassinat de nos deux diplomates, Ali Belaroussi et Azzedine Belkadi par le groupe de Zerkaoui, le 27 juillet 2005.
Les éléments dans la nouvelle version relèvent l’intérêt porté pour la venue de Azzedine Belkadi, selon toujours notre confrère qui relate les faits une demi-heure avant l’enlèvement de nos deux diplomates. «Ali Belaroussi est sorti de sa voiture par la porte arrière, de l’ambassade d’Algérie en Irak, empruntant ainsi le seul chemin qui était ouvert (passant par l’ambassade d’Oman). Il est à noter que la police irakienne a fermé tous les chemins vers l’ambassade algérienne ne laissant qu’une seule route via l’ambassade d’Oman. A cet instant, un individu portant un chapeau de couleur sombre s’est déplacé pour appeler au téléphone... D’un autre côté, les employés de l’ambassade algérienne étaient dispersés entre le service des passeports au ministère des Affaires étrangères irakien et l’ambassade de la Yougoslavie. Ils attendaient de déjeuner chez les Belaroussi. Arrivé, Azzedine Belkadi est monté avec Ali Belaroussi dans une Toyota blanche de type 4x4 portant l’immatriculation de l’ambassade algérienne. La voiture roulait doucement jusqu’à atteindre l’ambassade d’Oman. Trois voitures barraient la route : deux 4x4 Station et l’autre une BMW aux couleurs sombres. Douze hommes armés et encagoulés étaient à bord. Les ravisseurs ont emprunté par la suite le chemin vers l’ouest de Baghdad.»Le récit de témoins oculaires précise deux points importants : le premier relatif à la disparition brusque et de manière inquiétante des gardiens devant l’ambassade d’Oman, le second celui du comportement des ravisseurs qui avaient laissé la valise diplomatique de Ali Belaroussi avec tout ce qu’elle contient comme documents et argent intacte. Dans son raisonnement, l’enquêteur d’ Echourouk revient sur le déroulement de la prise d’otages et indique qu’au contraire, dans des opérations similaires, les ravisseurs n’ont pas essayé de faire de chantage ni demander une rançon, ni d’entrer en contact avec les autorités algériennes. Il souligne aussi deux faits, qu’il considère significatifs. Il s’agit de l’assassinat d’un témoin de la scène de l’enlèvement et la déclaration d’un certain Abou Abdallah qui a revendiqué l’opération sur les ondes de la chaîne El Irakia. «Cet individu a commis des erreurs flagrantes : il s’est trompé en annonçant la marque et la couleur de la voiture des ravisseurs et, à aucun moment, il n’a fait allusion à l’enlèvement de Azzedine Belkadi. Cependant, le fait le plus important, selon notre confrère, c’est l’absence de cadavres des deux diplomates, et ce, jusqu’à ce jour… Ce qui ouvre la porte à toutes les supputations.
Synthèse I. T.
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Diplomates enlevés et assassinés en Irak
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