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Assassinat de nos deux diplomates en Irak Abassi Madani : c’est un complot contre l’Algérie !par S.H., Le Jeune Indépendant, 2 août 2005 L’ex-numéro un du FIS dissous dit percevoir dans l’odieux assassinat dont ont été victimes la semaine dernière nos deux diplomates Ali Belaroussi et Kamel Belkadi un «complot contre l’Algérie». Intervenant avant-hier soir sur la chaîne arabe El-Moustaqila, Abassi Madani n’a pas hésité à affirmer que cet assassinat a été «commandité d’Alger dans l’objectif de brouiller les cartes du projet de réconciliation nationale initié par le président de la République». Pour lui, «la pérennité de la crise en Algérie sert beaucoup de personnes qui n’ont aucun intérêt à ce que la situation redevienne stable. Si l’Algérie n’avait pas adopté la politique de réconciliation nationale, jamais les diplomates n’auraient été assassinés», précise-t-il tout en présentant ses condoléances aux familles des défunts. La déclaration d’Abassi Madani, actuellement à Kuala Lumpur, en Malaisie, est en droite ligne de son soutien à la démarche pour la réconciliation nationale, exprimé en mai dernier lorsqu’il a adressé, à partir de son lit d’hôpital à Doha, au Qatar, un message aux sympathisants de l’ex-FIS en particulier et au peuple algérien en général. L’appel s’intitulait «Appel pour une réconciliation nationale effective». Une lettre dans laquelle Abassi Madani a considéré l’amnistie générale comme «un bienfait» pour le peuple algérien. «Ceci est mon dernier message», écrivait-il. L’ancien chef du FIS dissous a, ainsi, appelé le peuple algérien à soutenir l’initiative du chef de l’Etat et à y répondre favorablement. «Il est temps de régler la crise algérienne. De ce fait, les Algériens sont sommés de se réconcilier définitivement dans un Etat de droit», a-t-il affirmé. Invité dimanche par El-Moustaqila à réagir après la mise sous mandat de dépôt de son ancien compagnon, Ali Benhadj, M. Madani affirme que «la dégradation de son état de santé l’a empêché de suivre les derniers développements de la scène nationale». Toutefois, face à l’insistance du journaliste, l’ex-numéro un du FIS dissous affirme que «les propos d’Ali Benhadj ont été mal interprétés. Je m’interdis de commenter le jugement rendu contre lui», précise-t-il. Ali Benhadj avait été inculpé, samedi dernier, par le juge d’instruction du tribunal d’Hussein-Dey pour notamment «apologie de crimes terroristes, incitation au meurtre et publication d’écrits subversifs». Il a été placé en détention provisoire à la prison d’El-Harrach, alors que son frère, Abdelhamid, a été laissé en liberté provisoire mais placé sous contrôle judiciaire pour «publication d’écrits subversifs». Ali Benhadj devra être présenté devant le juge d’instruction pour répondre des chefs d’accusation retenus contre lui L’ex-numéro deux du FIS dissous a été interpellé mercredi dernier après avoir fait une déclaration à la chaîne arabe El-Djazira sur le rapt des deux diplomates algériens à Bagdad, peu avant l’annonce de leur assassinat par leurs ravisseurs. Une information judiciaire a également été ouverte samedi par le procureur de la République du tribunal d’Hussein-Dey, à Alger, contre le ou les auteurs, le ou les commanditaires de l’enlèvement et de l’assassinat de nos deux diplomates. S. H. |
Diplomates enlevés et assassinés en Irak | ||||
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www.algeria-watch.org
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