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Réclamant sa dépouille mortelle après deux semaines de son assassinat en Irak La famille Belaroussi appelle les autorités à assumer leur responsabilitéPar : H. Y., El-Khabar, 11 août 2005 La frangine de Ali Belaroussi, le chargé d'affaires à l'ambassade de l'Algérie à Baghdad, que l'organisation d'Al Qaîda en Irak, de Abou Mossab Al Zarqaoui, a annoncé avoir exécuté, a lancé un appel aux autorités algériennes l'invitant à entamer des recherches concernant la dépouille mortelle du défunt pour la remettre à sa famille, "s'il était vraiment mort". Contacté par nos soins, Assia Belaroussi a affirmé qu'elle réclame la dépouille mortelle de son frère "pour confirmer qu'il est bien mort, et mettre fin à la situation dramatique que nous vivons depuis l'annonce, sur internet, de son exécution". Notre interlocutrice ajouta : "la diffusion de l'information faisant état de sa mort ne veut pas dire que nous allons baisser les bras et abondonner. L'Etat doit faire quelque chose pour le citoyen qu'il avait envoyé, comme son représentant, dans un pays étranger. Le mieux qu'il (l'Etat) puisse faire, dans ce cas, est d'entamer des recherches. Au cas ou s'avérait l'information faisant état de son exécution". Selon la soeur de Ali Balaroussi, la grande famille, à Alger et à Oued-Souf (sud, ville natale du défunt), réclame des "preuves convaincantes de la mort de Ali Belaroussi". Notre interlocutrice lança en direction des autorités : "nous ne laissez pas suspendus!". Cependant, Assia Belaroussi se rappelle : "le mutisme des autorités vis-à-vis de cette affaire a soulevé plusieurs interrogations parmi les proche de Belaroussi". L'un des cousins du défunt diplomate nous a indiqué que des informations, diffusées il y a deux jours, ont rapporté que, selon un site web, Belaroussi est bel et bien vivant. Ce qui a redonné de l'espoir à cette famille, et l'a encouragé a demander aux autorités d'effectuer des recherches en Irak. Un membre de la grande famille Belaroussi indiqua que les membres de la famille ont l'intention de tenir une réunion afin de trouver un moyen permettant à faire pression sur les autorités "pour que celles-ci assument leurs responsabilités". Mais cette initiative ne jouit pas de l'unanimité chez les membre de la famille Belaroussi, Pour rappel, une organisation dite "Al-Qaîda du Jihad en Mésopotamie" avait annoncé, le 27 juillet dernier, avoir exécuté les deux diplomates algériens, Belaroussi et Belkadi, six jours après leur enlèvement devant l'ambassade de l'Algérie à Baghdad. Le ministre des affaires étrangères, Mohamed Bejaoui, avait annoncé, le jour de leur assassinat, qu'une délégation s'était déplacée à Baghdad afin de sauver la vie des deux diplomates, et a tenté de contacté les ravisseurs, en vain. |
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www.algeria-watch.org
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