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Derrière les masquesLe Jour d'Algérie, 31 juillet 2005 Ce qui se trame contre notre pays est beaucoup trop grave et trop vicieux pour que nous prenions le risque de tomber dans les approximations, de prendre des raccourcis ou pis encore, de succomber à nos aigreurs intimes, en voulant le saisir dans toute sa complexité. Déjà que nous avions du mal à tirer au clair des attentats qui se produisaient parfois, quasiment, sous notre nez, il faudrait alors s’armer avec la plus grande des prudences avant d’aboutir à des conclusions barattées avec l’envie d’en découdre et le besoin de se libérer de ses responsabilités morales, concernant des faits qui se sont produits à des milliers de kilomètres de nos frontières et dans des conditions d’une extrême opacité au milieu d’une occupation militaire dont il ne faut pas perdre de vue la pleine réalité. Le communiqué de la présidence de la République du jeudi 28 juillet ne s’y est d’ailleurs pas trompé en s’interdisant de pointer un doigt accusateur sur une partie bien précise pour désigner ceux qui sont à l’origine de l’assassinat de nos deux diplomates en poste à Bagdad. Le terme le plus éloquent de ce communiqué étant celui d’agression, qui indique bien que nous n’avons pas affaire là à un simple groupe terroriste aussi puissant soit-il, auquel cas il aurait été plutôt question d’attentat. En langage diplomatique, la notion d’agression contre un Etat, n’étant jamais utilisée lorsqu’elle est le fait d’un individu ou d’un groupe d’individus, mais celui d’une entité bien plus importante, c’est-à-dire au moins un autre Etat. Et cela n’est pas nouveau pour l’Algérie, dont les dirigeants ont compris depuis fort longtemps, que le terrorisme a été et continue d’être un terrible instrument de déstabilisation utilisé contre elle par un ensemble de puissances affairées à la réduire au silence et à l’inaction. Le coup de billard qui vient d’être joué en Irak et qui vise explicitement à raviver en Algérie le brasier politique et idéologique des années 90, s’accompagne d’une telle foule d’étrangetés qu’il serait tout à fait suicidaire de ne pas vouloir comprendre le scénario qui s’est déroulé quasiment sous nos yeux. La dernière en date étant ce communiqué diffusé par la Chaîne El Arabia à travers laquelle El Zarkaoui dément toute implication dans le meurtre de nos deux compatriotes et avant cela le jeu diabolique de la Chaîne El Djazira qui a piégé Ali Benhadj en lui faisant dire exactement ce qu’elle voulait l’entendre dire avant de lui couper la parole au moment précis où il risquait de demander la libération des otages. Dans les deux cas, ce sont les médias à la solde de la CIA et du MI6 qui mènent la danse, bien plus que les terroristes eux-mêmes. Et ces médias et leurs maîtres occultes n’ont jamais fait mystère de leur hostilité à l’égard de notre pays. Abderrahmane Mahmoudi |
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www.algeria-watch.org
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