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Situation au Sahel Menace grandissante d’Al QaîdaEl Watan, 17 novembre 2011 Les travaux de la première réunion du groupe Sahel, dépendant du Forum global de la lutte contre le terrorisme (FGCT), se sont ouverts, hier à Alger, en présence d’experts de 29 pays, de l’Union européenne, de l’ONU et de nombreux organismes internationaux. Coprésidée par l’Algérie et le Canada, cette rencontre vise le renforcement des capacités civiles de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel à travers une meilleure coordination et une coopération dans les cinq thèmes domaines retenus par la plateforme du forum institué à l’initiative des Etats-Unis d’Amérique, le 21 septembre dernier, à New York. Il s’agit de la sécurité transfrontalière, de la coopération policière, de la lutte contre le financement du terrorisme, du renforcement de la coopération juridique et judiciaire, et enfin des engagements communautaires. Durant les six séances de travail, réparties à travers les deux journées, les experts de chaque pays et de chaque organisation s’exprimeront, loin de la presse, sur les menaces auxquelles leurs Etats sont confrontés, ainsi que sur les solutions possibles pour y faire face. Le représentant de l’Algérie, M. Sbaâ, a estimé que cette rencontre constitue un complément utile aux efforts de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme et un appui à la mise en œuvre de la stratégie mondiale des Nations unies dans le domaine. Il a, de ce fait, rappelé «les connexions avérées avec le crime transnational organisé qui servent, outre le paiement de rançons contre la libération des otages, de source de financement des groupes terroristes dans notre région», sans pour autant omettre de signaler «la pauvreté qui, au-delà de sa négation des droits humains élémentaires, constitue une menace pour la cohésion des populations». En clair, l’atelier du groupe Sahel permet en réalité aux experts des Etats membres du Forum de profiter de cette tribune informelle pour échanger leurs informations sans pour autant se heurter aux divergences politiques des uns et des autres sur des sujets qui peuvent faire obstacle à la riposte contre le terrorisme. Ce fléau devient de plus en plus inquiétant vu son expansion et le renforcement de ses capacités de nuisance grâce à la crise libyenne. A ce titre, l’ambassadeur américain, Daniel Benjamin, coordinateur de la lutte contre le terrorisme au département d’Etat et coprésident (avec la Turquie) du FGCT, n’a pas manqué, dans son allocution d’ouverture, de noter que «la menace terroriste est devenue plus complexe avec certains changements survenus dans la région, en particulier la Libye. Une des conséquences de cette situation est la nécessité de bâtir des partenariats, une coopération et des capacités pour faire face à ces chalenges devenus plus urgents que jamais». L’ambassadeur reconnaît être conscient qu’au sein des réunions du forum, «nous ne serons pas toujours d’accord sur chaque question». Cependant, a-t-il noté, «ceux qui y assistent conviennent qu’il y a des besoins et des défis urgents et que chaque pays et chaque organisation présents à cet atelier possède l’expertise unique et pourrait donc apporter sa contribution. Nous savons que ce qui peut être adapté à un pays peut ne pas l’être pour un autre, mais nous pouvons apprendre beaucoup des uns et des autres pour faire face à la menace terroriste». Le coordinateur américain a qualifié le forum de «plateforme informelle de lutte contre le terrorisme multilatéral concentrée sur l’identification des besoins civils en termes de lutte, la mobilisation de l’expertise et de la ressource nécessaires pour faire face à ce genre de besoin et le développement de la coopération globale». En un mot, a-t-il précisé, «le Forum va adopter une approche plus stratégique en ce qui concerne les efforts des civils en matière de lutte antiterroriste et aider à augmenter le nombre de pays capables aussi bien sur le plan technique que pour ce qui est des capacités et la détermination pour faire face au challenge terroriste». 100 millions de dollars pour les pays en transition sortant d’un état d’urgence
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Le Sahel sur fond de lutte géopolitique | ||||
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www.algeria-watch.org
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