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ELLE A DÉSIGNÉ UN REPRÉSENTANT SPÉCIAL POUR LE SAHEL La France élabore son plan d'actionPar Nabil BELBEY, L'Expression, 27 juin 2012 Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a désigné l'ambassadeur Jean Felix-Paganon comme son «représentant spécial pour le Sahel» avec la mission de lui proposer «un plan d'action», a annoncé, avant-hier, le ministère des Affaires étrangères. Ex-ambassadeur en Egypte, «Jean Felix-Paganon est à Bamako (lundi) où il remettra un message du ministre (...) au Premier ministre de transition malien, Cheick Modibo Diarra», a précisé, dans une déclaration, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero. «Il se rendra également dans les prochains jours dans plusieurs autres pays de la région», a-t-il ajouté sans indiquer lesquels. «Laurent Fabius a demandé au représentant spécial de lui remettre, à l'issue de ses contacts, un plan d'action pour le Sahel», a également indiqué le porte-parole. Depuis plusieurs mois, la France tente de mobiliser ses partenaires de l'Union européenne sur la question sécuritaire et alimentaire du Sahel, une zone très vulnérable au terrorisme et crime organisé où sont retenus en otages plusieurs Français. A Bamako, le diplomate français a affirmé à l'AFP que sa visite au Mali visait à écouter et soutenir les autorités de la transition face aux groupes armés qui occupent le nord du pays. «Dans le règlement de la crise au Nord, les Maliens doivent être les premiers consultés. C'est pourquoi je suis venu écouter, mais aussi apporter le soutien de Paris au Mali, aux autorités de la transition. J'ai déjà rencontré à Paris le président Dioncounda Traoré, et hier, j'ai rencontré le Premier ministre malien (Cheick Modibo Diarra) ici», a-t-il déclaré. «Je voudrais également souligner qu'il était aussi important de venir écouter les Maliens, puisqu'en principe, tout juste après le sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedéao) qui aura lieu fin juin à Abidjan, le ministre français des Affaires étrangères se rendra lui-même au Conseil de sécurité à New York», a-t-il poursuivi. D'après Jean Felix-Paganon, les négociations restent la priorité des priorités pour le règlement de la crise malienne, par rapport à l'option militaire. «Le Conseil de sécurité ne se précipite pas pour le recours immédiat à l'option militaire. Il agira très probablement de manière progressive. On peut s'attendre dans un premier temps à une résolution cadre, et ensuite des discussions préliminaires sur ce que pourrait être une force, a précisé le diplomate français. Le Mali, l'Algérie et le Burkina Faso - pays qui assure une médiation dans la crise malienne au nom de la Cedéao - ont également affirmé que dans un premier temps il fallait exclure l'option militaire. Par ailleurs, l'envoyé spécial du président ivoirien Alassane Ouattara, chef en exercice de l'organisation régionale ouest-africaine, a estimé, mardi, après un entretien avec le président Bouteflika, que le rôle de l'Algérie était essentiel dans une sortie de crise au Mali. «Ce qui se passe au Mali concerne aussi bien les pays de la Cedeao (Afrique de l'Ouest) que ceux du Nord (de l'Afrique) et nous sommes persuadés que sans l'Algérie, il n'y aura pas de solution à cette crise», a déclaré l'émissaire ivoirien Amara Essy. «L'Algérie connaît mieux que nous ce problème. Il y a eu déjà les accords d'Alger signés entre les Maliens et c'est la raison pour laquelle nous avons écouté avec une attention particulière les analyses faites par le président Bouteflika à ce sujet et nous allons présenter un rapport au président Ouattara contenant tous ces éléments pour trouver une solution à cette crise», a-t-il ajouté. M.Essy faisait référence à l'Accord d'Alger du 4 juillet 2006 pour la restauration de la sécurité dans la région de Kidal (Nord-Est du Mali) conclu entre l'aile politique de la rébellion touarègue et le gouvernement malien, sous l'égide de l'Algérie. Dimanche dernier, l'Algérie a estimé qu'une solution «politique négociée» pouvait mettre fin à la crise au Mali voisin, dont le Nord est tombé entre les mains de groupes armés depuis le mois de mars. Depuis le début de la crise malienne, l'Algérie a adopté une ligne de non-ingérence au Mali, tout en affirmant son attachement à l'intégrité territoriale de ce pays, mais elle multiplie les contacts avec les pays concernés dans la région et ailleurs, notamment la France et les Etats-Unis en vue de trouver une issue pacifique au conflit.
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Le Sahel sur fond de lutte géopolitique | ||||
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www.algeria-watch.org
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