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Sabine Nolke. Directrice générale des programmes de sécurité internationale au ministère canadien des AE Le terrorisme est un problème mondial, mais au Sahel, il est spécialEl Watan, 18 novembre 2011 -Comment peut-on susciter l’engagement des Etats à prendre des mesures concrètes contre le terrorisme à travers un Forum informel ? Les expériences que nous avons dans notre région ont montré que les échanges informels d’information sont ceux qui donnent le plus de résultats sur le terrain. Alors, j’espère que nous pourrons susciter un dialogue entre les experts. -Mais il y a le risque que leurs gouvernements refusent d’adopter les mesures prises dans un cercle informel ? Les experts ont la possibilité d’échanger et d’ouvrir le dialogue entre les gouvernements, mais également entre toutes les communautés de policiers, de juges, d’avocats, etc., qui doivent se parler entre eux. Vous savez, il ne faut pas que ça soit une discussion de diplomates qui parlent bien et toujours, ce sont les experts qui font le plus sur le terrain. -Les connexions entre AQMI et Boco Haram montrent que le terrorisme n’a pas de frontières. Comment comptez-vous lutter contre des groupes qui agissent dans un espace aussi vaste ? C’est la raison pour laquelle nous avons focalisé sur la sécurité des frontières. Une manière de susciter un dialogue entre les pays du Sahel pour qu’ils discutent sur la sécurité de leurs frontières communes. Les experts qui sont là vont faire l’état des menaces qui pèsent sur leurs limites territoriales et les moyens de les sécuriser. Des programmes de renforcement des capacités de défense seront certainement mis en œuvre. C’est pour cela que des pays bailleurs de fonds, comme le Canada, sont là. Ils pourront contribuer à améliorer les capacités des Etats de la zone. Il faut d’ailleurs s’attendre à des actions concrètes. Les terroristes sont un problème mondial, mais au Sahel, il est spécial.
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Le Sahel sur fond de lutte géopolitique | ||||
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www.algeria-watch.org
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