Gouvernement

Un absent de trop

Le Jour d'Algérie,  14 avril 2007

En dehors du chef du gouvernement lui-même, condamné à informer en personne les journalistes sur les tenants et aboutissants des attentats de mercredi, il est aberrant de remarquer qu'au moment où la capitale était secouée par le retour des véhicules piégés, il n'y avait pas beaucoup de responsables pour prendre leurs responsabilités. A commencer par notre ministre de la Communication, dont la nomination avait été pourtant très bien accueillie, puisque le poste a été vacant trop longtemps. Mais au lieu d'informer, heure par heure s'il le faut, les Algériens inquiets et paniqués autant par l'évènement que par l'amplification des rumeurs et autres fausses alertes à la bombe, Hachemi Djiar a brillé par son absence, alors qu'il aurait été du plus ordinaire qu'il occupe ondes de radio et images de télévision. Et pendant que toutes les figures connues ou moins connues du pays se relayaient sur Al Jazeera, France 24, RFI, et on en passe, l'Etat n'avait aucune tête, aucune voix pour le représenter, que ce soit le gouvernement qui donne d'abord et constamment sa version, la version officielle, ce qui est le cas partout dans le monde. Nul besoin d'aller plus loin, il n'y a qu'à voir comment le ministre marocain de la Communication, Nabil Benabdallah, occupe toutes les chaînes de télévision qui activent au Maroc, à travers lesquelles il ne cesse constamment de distiller les positions de son pays. Ce fut le cas aussi lors des récents attentats de Casablanca. Il ne s'agit pas d'une comparaison. Non, notre ministre aurait pu faire un effort, ouvrir une tribune permanente, charger ses services de joindre les médias étrangers, etc., etc. Bref, tout ce qu'un ministre est censé savoir faire !      

N. Benali

 
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